ADSUM Découvrez la Réserve navale

29 janvier 2020 - Édouard Dufour, journal Adsum

La Réserve navale offre des emplois diversifiés à ceux qui souhaitent dépasser leurs limites et qui ont soif d’apprendre. L’Adsum vous présente une série de reportages concernant des emplois d’une importance stratégique cruciale actuellement disponibles. Zoom sur le métier de communicateur naval.

Le matelot de 1re classe Francis-Vincent Gagnon est communicateur naval et membre réserviste du navire NCSM Montcalm, à Québec. Il y a maintenant six ans, il a complété son cours de qualification militaire de base au camp Vimy de la Base Valcartier. Il s’en est alors suivi pour le jeune marin d’une formation de matelotage de quatre semaines dans laquelle il a appris à combatte des feux et des inondations, la fabrication de nœud, le travail en hauteur et le maniement d’un pistolet de service. Le Mat1 Gagnon est ensuite devenu communicateur naval au terme d’un cours de base de métier (NQ3) à Halifax.

Sécuriser les lignes de communication, conseiller les officiers et effectuer plusieurs mandats reliés au domaine de l’informatique ne sont que quelques-unes des responsabilités attribuées aux communicateurs navals. Ceux-ci sont aussi habilités à transmettre des communications par drapeau et par morse, ainsi qu’à encoder ou décoder des informations confidentielles de haute sensibilité. «Il faut être capable de travailler sous pression. Lorsque plusieurs bateaux se déplacent en formation, la transmission d’une information erronée par un communicateur naval pourrait facilement engendrer une collision entre plusieurs navires!», souligne le Mat1 Gagnon. Lorsqu’on demande à celui-ci les qualités nécessaires afin d’exceller au poste qu’il occupe, le réserviste répond qu’il faut démontrer «de l’initiative, de la patience, du leadership et de la polyvalence».
Missions et exercices

La Réserve navale offre à ses membres l’opportunité de participer à de vastes opérations à travers le monde comme REASSURANCE, un mandat de l’OTAN en méditerranée, ou CARIBBE, une lutte antidrogue se déroulant, notamment, sur les eaux tumultueuses de l’océan Pacifique. «Nous pouvons travailler un samedi sur deux et certains soirs de semaine. Il y a aussi la possibilité de voir du pays en participant à une vingtaine d’entraînements à travers le Canada chaque année!», souligne le Mat1 Gagnon. Celui-ci a d’ailleurs pris part à un exercice d’importance en janvier. En à peine quelques jours, le navire dans lequel il se trouvait a quitté la ville de Victoria pour ensuite se rendre à Sydney (C-B), à l’Île Saltspring, à Nanaimo et Vancouver.

Cet exercice majeur a été l’occasion pour le Mat1 Gagnon de participer à des simulations mettant en scène des situations d’urgence variées telles que la propagation d’un incendie à bord d’un navire, un bri majeur de moteur et la rescousse in extrémis d’un homme tombé à la mer. L’exercice comportait aussi un volet coopératif dans lequel plusieurs navires pratiquaient des manœuvres complexes de navigation. «Cet emploi est vraiment gratifiant et formateur. Le salaire est bon et il y a de nombreuses possibilités d’avancement!», souligne le Mat1 Gagnon, lui qui vient d’entamer un nouvel emploi comme informaticien à l’Université Laval.

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Le Mat1 Francis-Vincent Gagnon a développé de nombreuses aptitudes professionnelles au cours de son cheminement au sein de la Réserve navale. (Photo courtoisie)