ADSUM La technologie au service des compétences de combat

26 février 2020 - Sous-lieutenant Christopher Breault, officier des affaires publiques à l’entraînement
UNIFIED RESOLVE 2020, qui s’est tenu du 8 au 13 février, a rassemblé au bas mot 900 soldats des Forces armées canadiennes (FAC). L’exercice en est un d’importance pour les FAC, qui endosse par ricochet la responsabilité de parfaire les compétences de combat interarmées de ses effectifs. Le fer de lance de l’événement, la technologie en tant que levier de formation et d’apprentissage.

S’appuyant sur un réseau sécurisé mettant en évidence les technologiques novatrices, la simultanéité était à la base de l’exercice qui lui s’est effectué à partir de trois emplacements dans deux provinces : Petawawa et Kingston en Ontario, et Valcartier au Québec.

Les scénarios virtuels, générés par ordinateur, offrent aux participants des simulations réalistes, mettant à l’épreuve leurs capacités de commandement et de contrôle. Parmi tous les objectifs convoités lors de cet exercice militaire, la prise de décision représente la pierre angulaire de l’événement. L’utilisation des nouvelles technologies ouvre donc le champ sur des possibilités de simulations tactiques, difficiles à obtenir autrement. Force est de constater que ce cadre opérationnel technologique offre de nombreux avantages.

D’ailleurs, l’exercice est tout à l’honneur des soldats canadiens qui bénéficient d’une ressource hautement spécialisée en matière d’instruction, représentant en bout de course des économies considérables en raison de la nature de l’événement. Un atout non négligeable pour le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC). Le commandant, colonel Tim Arsenault, va en ce sens, mais met aussi en évidence certaines priorités : «Dans le processus, nous attachons une certaine importance aux économies réalisées. Cependant, la priorité demeure de bien planifier nos opérations et d’être capable de bien intégrer les ressources que nous avons à notre disposition, pour le succès et l’atteinte des objectifs. C’est aussi d’être capable de bien exécuter nos opérations pour réagir rapidement aux changements de situation et pour favoriser le succès de nos troupes et de nos unités», a-t-il relaté lors de l’entrevue officielle.

Rencontré sur place, le capitaine Tony Gagnon, du Centre de simulation de la 2e Division du Canada, n’a pas pu cacher la fierté sur son visage : «UNIFIED RESOLVE 2020 a été pensé pour parfaire les compétences de commandement, de contrôle et de communications. Ce n’est donc pas un exercice pour entraîner les troupes sur le terrain… Le gros défi, ce sont les communications… parce qu’un commandant sur le terrain, pas de communications, ça fonctionne pas! On le voit en Irak, on l’a vu en Afghanistan, on l’a vu un peu partout, les communications sont primordiales», a-t-il soutenu lors d’un entretien réalisé à l’Académie de la Base Valcartier. 

L’entraînement… un processus

Le cycle d’entraînement des différentes unités de combat de l’armée canadienne gravite normalement autour d’une année. Dans un premier temps, l’exercice UNIFIED RESOLVE a d’abord été conçu pour ouvrir la voie à un autre exercice, MAPLE RESOLVE, qui s’avère le complément de son prédécesseur. Qui plus est, cet exercice offre une chance aux participants de parfaire leurs compétences de combat sur le terrain, tel qu’ont vécu, par exemple, les soldats en Afghanistan. L’événement se déroule au Centre canadien des manœuvres à Wainwright en Alberta. À noter que prochainement, l’objectif participatif de MAPLE RESOLVE sera comblé par les membres du 2e Groupe-brigade de la Base Petawawa, en Ontario. Quant au 5 GBMC, il participera à l’exercice JOINT WARFIGHTING ASSESSMENT 2020 au Grafenwoehr Training Area en Allemagne, prévu du 2 au 11 mai 2020.

Force est de croire qu’à eux deux, constituant les deux principaux vecteurs de formation professionnelle des FAC, ces exercices ont fait leurs preuves. En effet, une fois le cycle terminé, le gouvernement du Canada peut alors se pencher sur une analyse de déploiement de la Brigade, représentant la force de combat opérationnelle, et ce, tant au pays qu’au-delà des frontières. En somme, il faut comprendre que le spectre de résolution de conflits des FAC est large et complexe, que ce soit la guerre conventionnelle, l’aide humanitaire ou des missions de maintien de la paix et de la stabilité.
 

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La combinaison des cartes physiques et des nouvelles technologies est requise pour ce genre d'exercice visant à parfaire les compétences de commandement, de contrôle et de communications . (Photo Avr Katy Brouillard, Imagerie Valcartier)