ADSUM RAFALE BLANCHE : aguerrissement unique pour le 5 RGC

26 février 2020 - Édouard Dufour, journal Adsum

Plus d’une centaine de membres du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) ont participé à l’exercice RAFALE BLANCHE, du 27 janvier au 7 février, dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier. Par un froid mordant, les troupes ont dû repousser leurs limites afin de maîtriser un environnement hivernal complexe.

Les militaires du 5 RGC étaient divisés en une douzaine de groupes comptant entre huit et dix personnes. Les quatre premiers jours de l’exercice étaient consacrés à la traversée de plateaux, chacun étant organisé autour d’une thématique précise.
L’un des plateaux consistait à exécuter la fouille d’un village de simulation de la Base. Les troupes ont alors fait irruption dans un secteur afin de fouiller prestement des bâtiments, des véhicules et des figurants jouant le rôle d’une menace potentielle. Les participants ont aussi appris différentes techniques de déminage à un autre plateau. Ils devaient alors reconnaître différentes pièces de mines et de mortiers.

Une éreintante marche en raquettes de plus de dix kilomètres était aussi au programme de l’exercice. En plus de devoir traîner pendant des heures leur attirail de combat et plusieurs toboggans, les troupes devaient se méfier d’une menace ennemie tapie dans l’ombre. En effet, d’autres membres du 5 RGC avaient comme mandat d'attaquer et de ralentir les convois lorsque ceux-ci se déplaçaient pour atteindre les différents plateaux.

Sauter à l’eau

C’est le plateau portant sur la survie hivernale qui réservait le défi le plus anticipé par les membres du régiment. Ceux-ci devaient s’immerger dans un trou creusé dans la glace recouvrant le lac Hayes. «Les participants ont dû reprendre le contrôle de leur concentration après avoir été immergés dans l’eau glaciale. On leur demandait de décliner leur nom et leur numéro de matricule avant de pouvoir sortir de l’eau. (…) La perte de motricité était immédiate pour tout le monde au contact de l’eau», détaille l’adjudant-maître Gaétan St-Laurent, l’un des planificateurs de l’exercice RAFALE BLANCHE.

Le plateau voué à l’apprentissage des techniques de survie a également été l’occasion pour les troupes d’apprendre à apprêter la dépouille d’un lapin pour en faire un délicieux ragoût et de creuser des abris de fortune dans la neige.

Dernière ligne droite

Les défis ultimes de l’exercice étaient réservés aux sapeurs. Ceux-ci ont eu l’occasion de reconfirmer certaines de leurs compétences lors de champs de tir. Ils ont aussi conçu de larges barricades faites de neige et de larges billots de bois. Ces structures visent à condamner l’accès aux routes afin de nuire aux déplacements de l’ennemi. Une fois cette tâche de construction complétée, les troupes ont installé des charges d’explosif C-4 afin de faire voler en éclat les barricades. «Par mesure de sécurité, les sapeurs devaient se tenir à une distance de 500 mètres des explosions», souligne l’Adjum St-Laurent.

Il s’agissait d’un «baptême» pour plusieurs jeunes participants du régiment qui n’avaient encore jamais expérimenté un exercice d’une aussi grande envergure. «RAFALE BLANCHE exigeait une grande adaptation des troupes. En plus de devoir combattre le froid, elles avaient à fournir de nombreux efforts physiques intenses pendant une longue période!», précise l’Adjum St-Laurent.

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En forêt, la confection d’un abri de neige est primordiale afin de se protéger des intempéries. (Photo Cpl M.-A. Leclerc, Imagerie Valcartier)