ADSUM Découvrez la Réserve navale : être cuisinier militaire

12 février 2020 - Édouard Dufour, journal Adsum
La Réserve navale mise sur une équipe chevronnée de cuisiniers militaires combinant talent et efforts. Voici le parcours du matelot de 1re classe Gabriel Bernier, un cuisinier militaire passionné par son emploi.

«Il faut avant tout avoir le sens du détail et du travail bien fait. Nous savons que les militaires mangent d’abord avec leurs yeux lorsqu’ils arrivent à notre ligne de service», explique avec entrain le Mat1 Bernier, membre du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Montcalm, à Québec. Le parcours de ce réserviste s’est amorcé par un cours de recrue à la Garnison Saint-Jean, en 2013. Il a ensuite suivi son cours de métier à Borden (Ontario), ainsi qu’une formation de marin à Halifax (Nouvelle-Écosse).
Depuis quelques années, le Mat1 Bernier travaille à temps plein dans une cuisine au sein du Complexe naval de la Pointe-à-Carcy. «Chaque journée est différente et ça bouge beaucoup. Je confirme que l’on est loin du travail de bureau», affirme le réserviste. Être cuisinier militaire dans la Réserve navale est tout sauf routinier. Il faut généralement plus de quatre semaines avant qu’un repas ne réapparaisse pour une deuxième fois au menu du jour.

Le Mat1 Bernier ajoute qu’il apprécie grandement que ses supérieurs encouragent les initiatives des cuisiniers qui veulent ajouter de la saveur aux plats ou d’en améliorer la présentation. «Il faut s’adapter à la pression lors des services, mais on nous incite constamment à nous dépasser», relate le Mat1 Bernier.

En tant que cuisinier militaire, il bénéficie de plusieurs avantages et de conditions de travail intéressantes. «J’ai accès gratuitement à un gymnase et aux services professionnels des moniteurs des Programmes de soutien du personnel (PSP) entre certains de mes quarts de travail. J’aime aussi la possibilité d’avoir un horaire flexible. Je peux travailler le matin, le soir et les fins de semaine», souligne le réserviste.

Le Mat1 Bernier assume actuellement la responsabilité de chef de quart et il a terminé sa qualification de matelot-chef. Il souhaite maintenant continuer à cumuler des responsabilités de gestion et transmettre sa passion pour la cuisine aux nouvelles recrues. «Si un cuisinier éprouve de la difficulté à préparer une recette, toute l’équipe se portera immédiatement à son aide», assure-t-il, voulant souligner l’esprit de camaraderie qui prime au sein de son unité.
Plusieurs postes de cuisiniers militaires sont actuellement à pourvoir au sein de la Réserve navale.
 

PHOTO

Grâce à son emploi au sein de la Réserve navale, les compétences culinaires du Mat1 Gabriel Bernier ont progressé tout comme son leadership et sa débrouillardise. (Photo Mat 1 Marilou Villeneuve-Last, Imagerie Réserve navale)