ADSUM Un exercice phare pour les artilleurs

11 décembre 2019 - Édouard Dufour, journal Adsum
Bravant le froid et le vent, près de 250 membres du 5e Régiment d’artillerie légère du Canada (5 RALC) ont participé à l’exercice de grande ampleur BOMBARDE BORDÉE, dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier, du 25 novembre au 1er décembre.

BOMBARDE BORDÉE visait à valider l’instruction individuelle des troupes et à assurer le maintien de leurs compétences. «On change la saveur de l’exercice au fil des ans. Cette année, nous avons mis en place un nouveau système numérique de tir qui nous permet de connecter le poste de commandement, le poste d’observation et les pièces (obusiers M-777) sur le terrain», commente le lieutenant-colonel Marie-Ève Bégin, commandant du 5 RALC. Selon elle, cette nouvelle technologie permet de simplifier le processus avant que chaque pièce d’artillerie puisse propulser un obus dans le ciel. «Avec ce système, il y a un gain considérable en temps et en ce qui a trait à la précision des tirs», affirme le Lcol Bégin.
Un volet prévoyant de potentielles attaques cybernétiques, une menace bien réelle dans le contexte militaire actuel, a été ajouté à l’exercice. «Nous avons prévu des scénarios dans lesquels les troupes perdaient leurs communications GPS et l’usage de leur système numérique de tir», indique le commandant du 5 RALC. Elle explique que des moyens alternatifs, tels qu’une carte et une boussole, pourraient tout de même permettre aux troupes d’atteindre leurs objectifs en cas d’attaque cybernétique. «Plus nous développons notre technologie, plus nous pouvons être exposés à ces vulnérabilités. Nous travaillons donc à les détecter et à trouver un moyen de les contrer!»
Au cours de l’exercice BOMBARDE BORDÉE, les différentes batteries de l’unité ont été mises à contribution. Ces formations d’environ 70 militaires menaient de longues journées au cœur des secteurs boisés réservés à l’entraînement sur la Base Valcartier. Selon le commandant du 5 RALC, la durée de l’exercice a permis de bien préparer les troupes à la réalité du terrain. «Avec un exercice de six jours, la température et l’aspect sommeil entrent en ligne de compte. (…) Nous avons aussi eu l’occasion d’analyser notre système de soutien dans son ensemble. La nourriture, le ravitaillement et les bris mécaniques doivent tous être considérés», met en lumière le Lcol Bégin.
«Je suis extrêmement satisfaite de la progression de l’apprentissage des membres de l’unité. Nous avions certains défis au premier jour de l’exercice, mais il y a eu une courbe d’apprentissage extrêmement rapide dès la deuxième journée. (…) Le professionnalisme, la débrouillardise et l’innovation des membres ont facilité les apprentissages rapides!», conclut le Lcol Bégin.
 

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«Il faut un minimum de six personnes pour pouvoir opérer sécuritairement notre canon M-777. Nous pouvons tirer avec une précision de trois mètres des obus à fragmentations, éblouissants ou fumigènes en direction de l’ennemi», souligne le bombardier-chef Michael Gagné, commandant de détachement de la batterie R du 5 RALC. (Photo Édouard Dufour, journal Adsum)