ADSUM Le 5e Bataillon des services ouvre ses portes à la relève

11 décembre 2019 - Édouard Dufour, journal Adsum
Le 5e Bataillon des services du Canada (5 Bon Svc) a accueilli une quarantaine de finissants du Centre de formation professionnelle (CFP) Wilbrod-Bherer le 21 novembre. L’activité avait pour but de promouvoir les emplois de mécaniciens, civils et militaires, que l’unité a à offrir.

«Nos étudiants ont démontré un très grand intérêt pour cette activité!», indique Steve Guérard, enseignant au CFP Wilbrod-Bherer. Selon lui, l’attrait de travailler dans un environnement militaire est bien réel pour les étudiants. «Certains avaient des interrogations en ce qui concerne l’accessibilité à ce travail. Je suis persuadé que leur opinion vient de changer avec la rencontre que nous venons d’avoir!», ajoute M. Guérard.
Le centre de formation offre deux cursus de 1800 heures menant à un diplôme d’études professionnelles, l’un en mécanique de véhicules lourds et l’autre en mécanique d’engins de chantier. «Cinquante pourcent des effectifs civils de la fonction publique vont quitter pour la retraite d’ici les cinq prochaines années», a souligné en s’adressant aux étudiants la responsable des ressources humaines au 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, Marie-Ève Boisvert.
Les jeunes visiteurs ont pu compter sur le dynamisme du sergent Nicolas Pelletier qui leur a fait découvrir les coulisses du métier de technicien de véhicules et de mécanicien civil au sein des Forces armées canadiennes. Il leur a fait découvrir les installations du 5 Bon Svc et les différents véhicules qui sont confiés aux bons soins du personnel du bataillon.
Le Sgt Pelletier a de plus présenté aux visiteurs des concepts phares comme celui des lignes de maintenance. Utilisant l’exemple d’un char d’assaut dont le moteur aurait rendu l’âme au cours d’un combat avec l’ennemi, le sergent a alors décrit le rôle de chaque technicien, en fonction de la ligne de maintenance sur laquelle il se trouve. Les militaires de la première ligne analyseront le problème sommairement et déplaceront le véhicule endommagé jusqu’à la deuxième ligne. Ceux qui se trouvent sur cette seconde ligne de maintenance remplaceront ensuite rapidement la pièce défectueuse, tandis que les militaires de la troisième ligne, positionnés loin des combats, prendront le temps de réparer le moteur brisé.
Métier unique
Les techniciens de véhicules vivent des expériences et relèvent des défis uniques selon l’environnement dans lequel ils se trouvent. Ils sont employés dans les bases et les stations partout au Canada et lors de déploiements opérationnels partout dans le monde. En garnison, ils travaillent normalement à l’intérieur, dans des ateliers éclairés et chauffés. Lors d’exercices et d’opérations en campagne, ils travaillent généralement dans un abri temporaire ou improvisé, ou encore en plein air. À ce sujet, le Sgt Pelletier a discuté avec les participants de son déploiement à titre de technicien de véhicules à Haïti, en 2010, après le tremblement de terre qui a dévasté ce pays.
Les participants ont pu constater que les tâches des mécaniciens civils et militaires sont les mêmes, bien que la formation ne soit pas pareille. Toutefois, les opportunités de déploiement sont réservées aux militaires. «On souhaite déjà reproduire cette activité l’année prochaine!» souligne avec entrain l’enseignant Steve Guérard.
 

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C’est sous l’œil attentif des étudiants du Centre de formation professionnelle Wilbrod-Bherer que les membres du 5 Bon Svc ont présenté avec passion leur environnement de travail. (Photo Sdt M.-A. Leclerc, Imagerie Valcartier)