Marche norvégienne : l’imperturbable détermination du sergent Breton

 
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25 septembre 2019, Édouard Dufour, Adsum

À sa deuxième participation à la marche norvégienne de la Base Valcartier, le sergent Alexandre Breton, membre du 5e Régiment d’artillerie légère du Canada (5 RALC), a remporté les grands honneurs grâce à une performance à couper (littéralement) le souffle.

Le Sgt Breton (au centre) a été accueilli par les applaudissements
des spectateurs alors que le drapeau du 5 RALC, son unité, était tenu bien en vue dans les airs.
(Photo : Cpl Maxime Lacasse, 3e Bataillon, Royal 22eRégiment.)


Les participants à la marche norvégienne doivent parcourir 30 kilomètres en portant un sac de 11,25 kilogrammes sur le dos. Il a fallu 2 heures 47 minutes et 47 secondes au Sgt Breton pour monter sur la plus haute marche du podium. Ce résultat est non seulement le meilleur dans la catégorie d’âge du Sgt Breton (35 ans et plus), mais aussi dans celle des 34 ans et moins. 

Au cours d’une large portion de l’épreuve, le militaire de 39 ans a livré une lutte à Quentin Martin, moniteur PSP à la Base Valcartier. Tirant de l’arrière sur son compétiteur pendant plus de la moitié du parcours, le Sgt Breton a été en mesure de dépasser M. Martin au 18e km de la course. 

Il faut dire que ce passionné de marathon, qu’il pratique depuis les quatre dernières années, s’est préparé minutieusement cet été. Seulement au mois d’août, il a enregistré 205 km de course et 90 autres avec un sac à dos lesté de poids. «Je courais quatre ou cinq fois par semaine en préparation de la marche norvégienne. Ma stratégie était d’alterner constamment entre 3 minutes 15 secondes de course et 45 secondes de marche», raconte le Sgt Breton. 

«Tout est une question d’économie de ses forces. J’ai décidé de ne pas dépenser trop d’énergie au début pour creuser une avance parce que j’aurais risqué de manquer de carburant à la fin de la course», estime le militaire du 5 RALC. 

L’athlète confirme que cette performance a nécessité une consommation considérable d’eau et de collations sucrées. «Je semblais ne pas suer à la fin de la course, mais mon corps était en réalité complètement asséché!», admet le Sgt Breton en souriant. 

Contrairement à sa performance de l’année dernière, le Sgt Breton a préparé avec attention son corps à soutenir le supplément de poids, pendant ses séances d’entraînement. Le coureur stipule que la surface cahoteuse de la route Bernatchez était l’un des grands défis de la marche norvégienne. «L’adhérence au sol était diminuée à cet endroit. On perdait donc un pourcentage de notre effort à chaque traction.»

Bienfaits 
«J’ai beaucoup moins mal aux jambes depuis que j’ai commencé à courir, il y a quelques années. Je crois que s’entraîner régulièrement permet de retarder l’inévitable en termes de blessures», confie le Sgt Breton. «Courir est bon pour la tête et permet de faire sortir bien des affaires. Mon humeur est moins bonne si je ne m’entraîne pas pendant trois jours. Le sport est comme une drogue, mais il ne faut pas exagérer et savoir doser!»

En plus d’être responsable des fonds non publics de son unité, le Sgt Breton assure la préparation des membres de son unité à l’approche de la marche norvégienne et de la compétition hivernale annuelle ICEMAN. «Je participe aux entraînements parce que je ne crois pas vraiment au leadership par en arrière», affirme avec conviction le Sgt Breton. «Je crois que le leadership signifie de transmettre des choses aux jeunes. Si je peux ?contaminer” deux ou trois membres qui partageront ensuite ma passion pour la course, c’est toute l’unité qui en bénéficiera», estime le Sgt Breton. 

Il est très reconnaissant du soutien de sa conjointe Annie. «Sans elle, aucun de ces résultats ne serait possible», soutient le Sgt Breton, fier papa de quatre enfants.

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