Équipe Canada en compétition en Estonie

 
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12 septembre 2019

Sous l’égide du 35e Groupe-brigade du Canada, les équipes canadiennes de pentathlon militaire ont fait belle figure à la compétition militaire du Congrès de la Confédération interalliée des officiers de réserve (CIOR).

L’artilleur Lemaire lors d’une des épreuves du PFO.
(Photo : site web de la Défense estonienne)


Cette compétition internationale a eu lieu du 6 au 8 août à Tallinn en Estonie. Elle comportait les cinq épreuves suivantes : le tir au pistolet, le tir à la carabine, un parcours de franchissement de vingt obstacles terrestres, un parcours de franchissement d’obstacles (PFO) en piscine sur une distance de cinquante mètres et une course d’orienteering (navigation) dans la rude forêt estonienne. Ce défi s’adressait aux membres de la Force de réserve des pays de l’OTAN.

«Cette compétition est difficile physiquement et mentalement. Elle contribue à l’efficacité du soldat au combat et au rehaussement de la condition physique de ce dernier», affirme le major Jonathan Allen, entraîneur-chef de l’équipe canadienne. «Elle évalue non seulement la forme physique, les capacités au tir et d'autres compétences militaires de base, mais offre également aux pays participants la possibilité d'évaluer les compétences de leurs réservistes dans un environnement compétitif.» La compétition s’effectue en équipe de trois, ce qui est propice au développement d’un esprit de camaraderie. L’équipe du Canada n’a eu que trois semaines d’entraînement pour se préparer à ce pentathlon militaire et se familiariser avec ses cinq épreuves. «Au bout du compte, je suis très satisfait de la performance de nos deux équipes», indique l’entraîneur-chef.

L’équipe Canada 2, composée de trois membres des Voltigeurs de Québec, soldat Jean-Bastien Moisan, soldat Jeff Nadeau et caporal Jules Galarneau, a bien fait en obtenant une troisième position sur le PFO terrestres et une troisième position au combiné des deux pistes à obstacles. Cette équipe a obtenu une sixième position au classement général dans la catégorie expérimentée. «Nous étions très confiants pour le franchissement des deux pistes à obstacles, car nous avions beaucoup travaillé notre technique et notre efficacité lors des entraînements. Nous n’avions rien à envier aux autres pays. Ce fut une expérience incroyable», explique le Cpl Galarneau qui faisait partie de l’équipe Canada pour la deuxième année.

Ce fut un tout autre défi pour notre équipe novice (Canada 1), composée de l’artilleur Benjamin Lemaire, de l’artilleur Tommy Pagé, tous deux du 62e Régiment d’artillerie de campagne, et du soldat Janick Lévesque du Régiment du Saguenay. «On en était tous à notre première participation à cette compétition. En plus d’être une équipe mixte, on devait se battre contre des équipes masculines», affirme le soldat Janick Lévesque qui s’est jointe à la Réserve il y a huit mois à peine. «En tant que fille, c’était plus difficile pour moi, surtout lors des deux épreuves de franchissement d’obstacles. On a dû travailler ensemble et s’entraider. Au final, je suis contente, car on a réussi à faire mieux que certaines équipes masculines», confie-t-elle.

Le premier jour de la compétition, les participants ont utilisé l’arme M14 de l’armée estonienne et le Glock pour les épreuves de tir. «Même si ces armes sont assez différentes de celles qu’utilisent les Forces armées canadiennes, les principes et les techniques de tir sont similaires. Après un moment d’adaptation, nous nous sommes bien débrouillés pour tirer efficacement sur nos cibles», mentionne le Sdt Moisan.

L’épreuve d’orienteering était très technique et éprouvante. Les compétiteurs devaient franchir un long parcours dans un boisé parsemé de marais qui était difficilement franchissable. Le niveau des équipes européennes était très fort et il était difficile pour les militaires canadiens de suivre leur rythme. Après plus de cinq heures d'effort, ils sont venus à bout de cette épreuve.

Somme tout, l’expérience du CIOR a permis aux participants de développer leurs compétences de soldat, de créer des connexions avec des militaires réservistes des autres pays et ainsi mieux comprendre leur réalité. De plus, ils ont pu développer leur leadership dans les différentes phases de l’entraînement. Les réservistes ont également pu démontrer leur esprit d’équipe et d’entraide pendant des épreuves du PFO. Finalement, les Canadiens ont retenu que l’expérience CIOR leur a permis de dépasser continuellement leurs limites tout en étant persévérants et résilients. Ils ont pris conscience que même si le corps humain ne veut pas toujours suivre le rythme, la force psychologique permet toujours de se dépasser. «Au-delà de la compétition, cet événement nous a permis d’échanger avec les représentants d’autres pays. J’encourage les réservistes à y prendre part. Cela a été une expérience unique et enrichissante», conclut l’Art Lemaire. 

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