Une centrale d’urgence qui excelle

 
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11 juillet 2019, Édouard Dufour, Adsum

Chaque seconde compte lorsqu’une situation périlleuse survient. Bien qu’elle travaille souvent dans l’ombre, l’équipe de la centrale d’urgence de la Base Valcartier effectue un travail colossal et veille sans relâche à la sécurité des usagers de la Base.

Depuis 2008, Patrick Vachon est l’un des piliers de l’équipe de la
centrale d’urgence de la Base Valcartier.
(Photo: Édouard Dufour, journal Adsum)


Officiellement fondée en 2007, la centrale d’urgence de la Base Valcartier assure une vigile permanente, de jour comme de nuit. Elle est formée de près d’une dizaine de répartiteurs réguliers. Certains ont complété une formation spécialisée au Cégep de Jonquière, alors que d’autres ont occupé des fonctions similaires dans le milieu civil. Dès son embauche, chaque répartiteur bénéficie d’une formation complète de 180 heures. Cet apprentissage comporte des journées d’initiation aux situations d’urgence aux côtés des pompiers et des policiers militaires de la Base Valcartier.

La centrale d’urgence fait face à un volume d’appel massif. Pour l’année 2018, ses répartiteurs ont traité 66 518 appels provenant des lignes de la police militaire, du service des incendies, des travaux publics et du 911. Au total, ces appels ont généré 5 238 interventions sur le terrain. La centrale est en constante écoute des communications radios des policiers militaires. Elle enregistre et conserve tous les appels d’urgence qui lui sont adressés, et ce, pour une période de 38 mois.

Exigences du métier
«Nos répartiteurs suivent la même relève que les policiers militaires. Ils effectuent parfois cinq chiffres consécutifs de 12 heures de travail. Il leur faut alors une bonne discipline pour alterner constamment entre leur travail, leur alimentation et leur sommeil», explique Gervais Langlois, Gestionnaire des centres d’appels d’urgence 911 de Valcartier et de St-Jean.

Les employés de la centrale jouent un rôle déterminant lors de situations critiques. «Nous avons parfois des cas de violence conjugale. Il faut garder son calme lorsqu’une dame est en pleur à l’autre bout du fil et qu’il y a des enfants au travers de tout ça. Il y a alors un protocole et plusieurs questions à poser. Les enfants sont-ils en sécurité? Est-ce que la personne menaçante est armée? Dans quelle pièce de la maison se trouve-t-elle?», détaille M. Langlois concernant les défis inhérents au travail de répartiteur.

Un adjudant de la Base Valcartier a subi un malaise cardiaque ce printemps. Il aura fallu moins de 28 secondes, suite à l’appel initial aux répartiteurs de la centrale d’urgence, pour que ceux-ci alertent les premiers répondants. Ceux-ci ont ensuite été en mesure d’entreprendre les manœuvres pour sauver in extremis l’homme en difficulté. «On parle souvent à l’imparfait des gens qui espèrent que le téléphone ne sonne pas! Nous misons sur des répartiteurs proactifs qui aiment ce qu’ils font!», souligne avec fierté M. Langlois.

Polyvalence
En plus des appels d’urgence formulés à l’aide d’un téléphone cellulaire ou à partir de l’un des 4 854 appareils téléphoniques que l’on retrouve dans les bâtiments de la Base Valcartier, les répartiteurs de la centrale ont plusieurs autres mandats. À partir d’un seul local, ils assurent la surveillance de 300 voutes d’armes éparpillées sur les différentes installations militaires et bases du Québec. «Il ne faut pas seulement gérer les alarmes provenant de ces voutes, mais aussi communiquer avec les utilisateurs qui ont des codes d’accès et s’assurer que l’on a bien reçu les nouvelles listes de détenteurs d’accès», spécifie Gervais Langlois. L’équipe de la centrale d’urgence gère également les alarmes incendie à l’échelle de la 2e Division du Canada.

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