Plongeur de combat : une sélection unique

 
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19 juin 2019, Édouard Dufour, Adsum

Près de vingt candidats se sont frottés à la sélection du cours de plongeur de combat du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC). La sélection, qui s’est déroulée en juin pendant deux semaines, comportait des épreuves qui ont repoussé les limites des participants.

La poignée de candidats toujours en lice lors de la sélection
du cours de plongeur de combat a effectué une ascension spartiate
usqu’au sommet du Mont Brillant, le 14 juin.
(Photo : Avr Katy Brouillard, Imagerie Valcartier)


«La sélection s’adresse à tous les ingénieurs de combat, peu importe le grade», souligne le responsable de la sélection, sergent Marc-André Bastille, lui-même plongeur de combat. Le processus de sélection est impitoyable. Cette année, au troisième jour de la sélection, seuls huit candidats sur les vingt étaient toujours dans la course. Les dossards des candidats qui ont abandonné en cours de sélection sont fixés à côté du drapeau officiel des plongeurs de combat, rappelant à ceux qui restent qu’ils pourraient être les prochains.

De longues marches de plusieurs kilomètres avec un sac à dos lourd ainsi que de multiples longueurs en piscine ont jalonné les différentes étapes de la sélection. Des sessions d’apprentissage théorique et pratique étaient aussi au programme. En somme, chaque journée était bien remplie débutant à sept heures et se terminant à 19 heures.

«Nous avons préparé des tests sur les plateaux PSP et des épreuves mentales pour tester leur capacité à demeurer conscients de leur environnement. Nous faisons pratiquer la nage de surface, la manipulation d’équipement, la théorie de plongée et le calcul des tables de décompression», énumère le Sgt Bastille. Celui-ci indique que les candidats ont quotidiennement marché et nagé sur des distances maximales de treize et cinq kilomètres. «Tout est calculé pour garder à un niveau stable la fatigue physique et mentale», explique-t-il concernant le rythme exigeant imposé aux candidats pendant la sélection.

Quentin Martin, moniteur de conditionnement physique et des sports (PSP), a veillé à la préparation des participants. «On a débuté un mois à l’avance la préparation avec les gars au niveau de la natation, du conditionnement physique général et de la course», explique le kinésiologue. «La natation est souvent un volet difficile pour les gens. Les défis sont très mentaux», note M. Martin.

«La résilience personnelle est quelque chose qu’on recherche chez les candidats. Nous avons un but à atteindre : découvrir la résilience personnelle de chacun ici. Je veux qu’ils se dépassent et qu’ils apprennent», affirme pour sa part le caporal-chef Nicolas Poliquin-Laitre, instructeur.

Formation rare

Les personnes qui obtiennent la qualification de plongeur de combat deviennent des spécialistes des tâches d’ingénierie sous-marines. Les plongeurs de combat maîtrisent les techniques d’outillage et de démolition sous l’eau. Sur le plan tactique, ils sont habilités à effectuer la reconnaissance amphibie d’une plage avant le débarquement de troupes alliées.

Les candidats qui réussiront la sélection du 5 RGC auront accès au cours de plongeur de combat qui se tiendra à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, et à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant deux mois et demi, à partir du mois d’août. Les étudiants réviseront d’abord la théorie de la plongée avec équipement. Leur résistance physique sera ensuite mise à l’épreuve dans une chambre hyperbare reproduisant la pression exercée à 30 mètres sous la surface. 

La phase en eau libre suivra. Les plongeurs de combat en devenir effectueront alors des recherches d’objets et de la navigation sous l’eau à travers des circuits sous-marins. Les candidats complèteront leur formation à Gagetown. Ils y apprendront comment lever des charges sous l’eau, certaines tâches d’outillage, ainsi que des volets tactiques et techniques.

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