Capitaine Mélanie Sicard, pilote de formation

 
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23 mai 2019, Édouard Dufour, Adsum

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire carrière dans les Forces armées canadiennes (FAC). Alors que le visage des FAC se transforme, l’Adsum vous présente le parcours inspirant de femmes membres du 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH). Voici le portrait du capitaine Mélanie Sicard.

Au quotidien, le Capt Sicard mise sur le travail d’équipe et une
communication efficace avec ses collègues.
(photo: Édouard Dufour, journal Adsum.)


Le Capt Sicard est originaire de la rive sud de Montréal. Elle s’est enrôlée dans l’Aviation royale canadienne en 2001. Le désir de devenir pilote a d’abord été sa principale source de motivation. Après quatre années d’études au collège militaire de Kingston et une autre à celui de Saint-Jean, le Capt Sicard a entamé les différentes phases d’apprentissage du cours de pilotage. Pour ce faire, elle s’est déplacée à Valcartier, Portage la Prairie (Manitoba) et Gagetown (Nouveau-Brunswick). La pilote a été mutée en 2009 à la Base Valcartier. 

En 2010, un mois après son dernier test en vol pour compléter sa qualification, elle a été déployée en Afghanistan à titre de pilote d’hélicoptère CH-146 Griffon, pour une mission de neuf mois. «Les hélicoptères Chinook assuraient le transport de troupes. À l’aide des gens de l’infanterie à bord de notre propre appareil, nous assurions leur protection, de base en base, entre les différents points de ravitaillement», explique le Capt Sicard. Elle ajoute que les tourbillons de sable obstruant la vision des pilotes lors de l’atterrissage des hélicoptères ont poussé ceux-ci à développer une nouvelle procédure d’approche au sol. «L’hélicoptère se manœuvre moins bien quand il fait chaud. Combinés à la chaleur quotidienne, ces atterrissages représentaient le plus grand défi», témoigne le Capt Sicard. 

Les sections de Griffon et de Chinook ont été attaquées plus d’une fois pendant son déploiement en Afghanistan. «Quand les troupes étaient en contact avec des menaces au sol, on s’approchait alors avec des mitrailleuses de type M-134. C’était une démonstration de force et tout arrêtait quand on arrivait», se remémore la pilote. Au cours de cette mission formatrice, elle a eu l’occasion de voler sur une base quotidienne ou presque entre deux à neuf heures par jour.

Nouveau mandat
À son retour au pays, le Capt Mélanie Sicard a pris un congé de maternité. Elle a ensuite été mutée à Gagetown, au sein de la 403e École de pilotage tactique. Son mandat était alors d’enseigner la tactique par le biais du simulateur ultra réaliste qui s’y trouve.

«Chaque équipage qui vole avec un Bell-412 ou un CH-146 se rend à Gagetown tous les ans pour pratiquer les situations d’urgence et rafraîchir ses connaissances en la matière», explique le Capt Sicard. La pilote estime que le simulateur, tout dépendamment des gens, reproduit à 90 % l’expérience réelle de vol. 

Son projet était de moderniser le visuel intérieur et extérieur du simulateur et de mettre à jour ses différents logiciels. «C’était super enrichissant. Enseigner t’incite à approfondir tes propres connaissances. J’ai aussi eu l’occasion d’apprendre beaucoup en m’inspirant des meilleures techniques de chaque équipage!», raconte la pilote. 

Depuis l’été passé, le Capt Sicard occupe la fonction d’officier des opérations au 430 ETAH. Elle coordonne les demandes en matériel et en appareils provenant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada et des différentes escadres. En somme, elle assure le soutien nécessaire aux pilotes du 430 ETAH qui s’apprêtent à sillonner le ciel.

Ce travail nécessite de la planification et un suivi rigoureux de chaque dossier. «Il faut développer des aptitudes de communication humaine. C’est vraiment un cours de négociation 101, mais tout se déroule bien lorsqu’on est capable de garder de bonnes relations avec tout le monde!», souligne avec le sourire le Capt Sicard.

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