Sainte-Marie-de-Beauce : les membres du 5 GBMC veillent au grain

 
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7 mai 2019, Édouard Dufour, Adsum

Une centaine de membres du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR) ont décuplé leurs efforts afin de venir en aide à la population de Sainte-Marie-de-Beauce, lors des inondations survenues à la fin avril.

Des membres du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment effectuent du porte à porte
dans un quartier résidentiel de Sainte-Marie-de-Beauce afin d'établir la liste des besoins
essentiels des résidents sinistrés (23 avril).
Photo : Cvr Marc-André Leclerc, Affaires publiques 5 GBMC

Les militaires du 1 R22eR étaient accompagnés en Beauce d’une équipe de plongeurs du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) et de membres de la Marine royale canadienne.
Le soldat Julien Beaulieu s’est joint à la compagnie B du 1 R22eR il y a à peine trois mois. Il en était à son baptême opérationnel en sol canadien. Affecté pour l’occasion au sein du peloton de reconnaissance de son unité, il affirme n’avoir jamais expérimenté une aussi bonne ambiance de travail. «Il y avait un petit stress de départ en arrivant, mais nos ordres étaient extrêmement clairs et la cohésion d’équipe très grande!», souligne le jeune militaire.
Il faut dire que le défi qui attendait les membres du 1 R22eR en Beauce n’était pas une mince affaire. Les militaires ont prêté main-forte aux résidents de 964 maisons sévèrement ravagées par les eaux. «Nous avons rejoint des personnes âgées qui manquaient de médicaments et assuré le transport d’intervenants psychosociaux», indique le Sdt Beaulieu. Pour atteindre ces gens en difficulté, les militaires pouvaient compter sur la puissance de propulsion de quatre véhicules blindés légers et de plusieurs embarcations pneumatiques. Le Sdt Beaulieu mentionne qu’il n’était pas indiqué de construire des digues dans une pareille situation, puisque les inondations survenaient de manière imprévisible, lorsque les embâcles de glace de la rivière Chaudière cédaient.
Il affirme que les dégâts laissés par le passage de l’eau sont considérables, bien qu’une majorité des citoyens ait doté leur maison d’une pompe. «L’eau a arraché les fondations arrière d’une maison. Les frigidaires des gens étaient parfois renversés», relate le Sdt Beaulieu. Celui-ci explique que la population semblait parfois désemparée, mais que le moral général des gens demeurait bon. «Certains ne voulaient pas quitter alors que d’autres étaient déjà prêts à reconstruire», souligne le Sdt Beaulieu.
Le militaire et ses collègues ont été logés à la maison mère du Régiment de la Chaudière pendant toute la durée de leur présence en Beauce, essentiellement du 23 au 26 avril. Le Sdt Julien Beaulieu a effectué plusieurs déplacements dans les municipalités de Scott, Saint-Georges et Vallée-Jonction. L’horaire de travail des militaires présents, de 6 heures à 18 heures, exigeait d’eux un niveau élevé de concentration. «On ne souhaite jamais que ce genre d’événement survienne. C’était par contre une expérience très intéressante et nous étions fiers de pouvoir aider la population!», confie le Sdt Beaulieu.

Expertise utile
Le sergent Marc-André Bastille, plongeur de métier au sein du 5 RGC, a été envoyé à Sainte-Marie avec une poignée de ses collègues. Il a assuré les deux mandats de haute importance qu’étaient l’analyse des impacts potentiels des inondations sur les différents ponts de la municipalité et la remise en état de sa station de traitement de l’eau potable. «Chaque analyse de pont avait une durée moyenne de trois heures. Il fallait établir les priorités et bien comprendre l’impact de l’eau sur les structures. Nous avons collaboré efficacement avec les ingénieurs du ministère des Transports», affirme le Sgt Bastille. Celui-ci a par ailleurs signalé aux autorités civiles la présence d’un écart entre la chaussée et le rebord d’un pont engendré par la pression de l’eau. Il a finalement vérifié l’état des routes et inspecté les rivières environnantes afin de s’assurer qu’aucun débris dangereux ne s’y trouvait. «J’ai de la famille en Beauce, c’était donc bien d’avoir l’occasion d’aider concrètement la population!», souligne-t-il.