Capitaine Marie-Ève Bernier : servir et voir du pays

 
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7 mai 2019, Édouard Dufour, Adsum

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire carrière dans les Forces armées canadiennes (FAC). Alors que le visage des FAC se transforme, l’Adsum vous présente le parcours inspirant de femmes membres du 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH). Voici le deuxième de cette série de cinq portraits.

Le capitaine Bernier occupe la fonction de capitaine-adjudant au
430e Escadron tactique d’hélicoptères. Photo : Édouard Dufour, Adsum


Le capitaine Marie-Ève Bernier s’est enrôlée en 2009. Elle occupe aujourd’hui les fonctions de capitaine-adjudant au sein du 430 ETAH, suite à une formation militaire dans les domaines de l’approvisionnement, de la logistique et des ressources humaines.
Belle-fille d’un militaire, le Capt Bernier habitait autrefois à proximité du Collège militaire royal de Kingston, ce qui a influencé son choix de carrière. «J’ai toujours été intéressée à dépasser mes limites et à me prouver que je pouvais franchir des barrières et relever des défis», explique-t-elle. «J’aimais l’opportunité qu’offrait les Forces armées canadiennes, surtout dans l’aviation, de pouvoir voyager.» Jusqu’ici, elle a participé à un échange avec les États-Unis, à West Point, en plus de voir les champs de bataille en Europe, tels que ceux de la Belgique et de la France. C’est lors de ces visites qu’elle a compris à quel point les efforts des militaires peuvent avoir une incidence tangible sur la vie des gens.
Avant son arrivée au 430 ETAH, le Capt Bernier a travaillé à Trenton, à Winnipeg et à Bagotville, notamment, à titre de responsable de l’administration, des achats et de l’approvisionnement. Son travail à la Base Valcartier comporte des tâches combinant l’administration et la finance. Ses responsabilités exigent qu’elle fasse preuve de débrouillardise. «En raison du tempo opérationnel actuel, nous sommes très sollicités par la 1re Escadre et le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada», affirme-t-elle, précisant qu’elle a dû pallier un déficit de main-d’œuvre dans la maintenance. Selon le Capt Bernier, «le travail d’équipe et les activités de cohésion» permettent aux troupes de garder le moral.
«L’aviation est comme une famille! J’aime beaucoup l’ambiance et la mentalité que l’on y retrouve. On rencontre toujours de nouvelles personnes au cours de notre carrière et les chemins de chacun se recroisent souvent!», indique-t-elle en souriant.

Équilibre
Concilier les fonctions militaires au rôle de mère de famille est un des défis de Marie-Ève Bernier. «Mon conjoint est fantassin avec le 3e Bataillon, Royal 22e Régiment. Il a été déployé au Liban pendant sept mois lorsque j’ai eu mon premier enfant. Il a fallu beaucoup d’adaptation en peu de temps. J’ai réussi à trouver l'équilibre, mais il faut développer des trucs», soutient-elle.
Le Capt Bernier préconise une bonne communication avec sa chaîne de commandement et les gérants de carrière, mais aussi l’utilisation des programmes offerts par le Centre de la famille Valcartier. Elle a par exemple obtenu en cours de grossesse une assignation de travail d’une année au 5e Bataillon des services du Canada pour être avec son conjoint à la Base Valcartier, même si elle était affectée à Bagotville à cette époque.
Selon l’officier du 430 ETAH, une procédure de retour progressif au travail, un plan d’entraînement physique adapté aux nouvelles mamans et une flexibilité accordée aux mères souhaitant allaiter leur enfant sont des programmes dont pourraient bénéficier les femmes militaires.