Capitaine Ariane Philippouci : fière membre de l'aviation royale canadienne

 
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25 avril 2019, Édouard Dufour, Adsum

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à faire carrière au sein de l’Armée, de la Marine royale canadienne et de l’Aviation royale canadienne (ARC). Alors que le visage de ces organisations se transforme, l’Adsum vous présente, dans cette édition et les suivantes, le parcours inspirant de femmes membres du 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH). Voici le premier d’une série de cinq portraits. 


Le Capt Ariane Philippouci travaille à la Base Valcartier
depuis 2016. (Photo: Édouard Dufour, journal Adsum)


Le Capt Philippouci s’est enrôlée dans l’ARC en 2009. Elle souhaitait alors suivre les traces de son frère, lui-même pilote. «J’ai toujours aimé le style de vie qu’il menait. Il voyageait beaucoup dans le cadre de ses fonctions!», raconte celle qui a fait ses études universitaires au Collège militaire royal du Canada, à Kingston, de 2009 à 2013.

En tant que commandant de l’escadrille de logistique du 430 ETAH, le Capt Philippouci est responsable de «tout ce qui ne vole pas et qui n’est pas de la maintenance aérienne». Ses responsabilités incluent donc la gestion des infrastructures de l’unité, du quartier-maître, de l’approvisionnement, du transport et mouvement, des services alimentaires et du génie électromécanique.

La militaire collabore aussi actuellement à plusieurs projets d’envergure, tels que la construction d’un nouveau bâtiment pour le soutien logistique sur les terrains qu’occupe le 430 ETAH, un investissement planifié depuis plus de 15 ans. Elle assure également la coordination du soutien logistique à l’opération PRESENCE au Mali, ainsi qu’à l’opération IMPACT, en Irak. 

«On travaille beaucoup avec le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada et les unités qui ont un impact majeur pour les Forces armées canadiennes (FAC) en déploiement. Notre rôle est de soutenir à 100 % les opérations de vol», précise Ariane Philippouci. «Nous collaborons avec l’escadrille des opérations et de la maintenance pour que tout concorde. C’est beaucoup de coordination, mais on a la chance de pouvoir compter sur une super bonne équipe!», ajoute-t-elle.

Cheminement

Évoluer dans un milieu traditionnellement masculin n’a pas été une barrière pour le Capt Philippouci. «Je n’ai pas senti que le fait d’être une femme, ou bien francophone, a affecté ma progression», indique-t-elle. «Mes parents travaillent tous les deux dans le secteur privé. Ils constatent encore beaucoup d’inégalités au travail entre les hommes et les femmes. Ici, on peut voir qu’il y a des efforts faits par le gouvernement et qui se doivent de l’être.» L’officier du 430 ETAH souligne que les hommes et les femmes qu’elle a rencontrés ont toujours été très respectueux et compétents. 

Concernant l’opération HONNEUR visant à éradiquer les inconduites sexuelles au sein des FAC, le Capt Philippouci fait preuve d’optimisme : «Je pense que c’est important d’en parler et de demeurer très transparent. On sait que c’est un problème. Ces mesures vont aider les gens à se sentir à l’aise de parler si un incident se produit», fait-elle valoir.