Ingénieurs du 5 RGC déployés en Ukraine

 
Le journal de la communauté militaire - Base Valcartier et région de Québec Contactez-nous    Format PDF

30 janvier 2019, Édouard Dufour, Adsum

Le major Samantha Laplante, membre du 5ème Régiment de génie de combat (5 RGC) de la Base Valcartier, est aux commandes du groupe d’entraînement du génie en Ukraine. Son équipe et elle établissent les assises d’une formation critique de neutralisation d’engins explosifs à l’usage des militaires ukrainiens. 

Le major Samantha Laplante est à la tête d’une équipe déployée en Ukraine et composée d’une vingtaine de membres du génie, provenant principalement du 5 RGC, ainsi que de membres de quelques autres métiers des FAC et d’ailleurs.
Photo : Le Cpl Richard Lessard, Photographe, FOI-U


«Les mines, ordonnances et engins explosifs improvisés représentent une menace permanente en Ukraine pour tous les militaires évoluant sur le terrain», affirme le Maj Laplante. Le développement de la formation sur l’élimination des dispositifs explosifs de circonstance (IEDD) était l’effort principal des rotations précédentes, en plus de la création d’un cours d’opérateur IEDD. Au printemps 2018, le cours qui auparavant était donné ou supervisé par les Canadiens est devenu l’entière responsabilité des forces armées ukrainiens – un accomplissement très important de la mission. Bien que le cours d’opérateur IEDD représente le plus haut niveau d’entraînement, les Canadiens ont constaté des lacunes dans les habiletés et connaissances de base des soldats ukrainiens dans le domaine de Neutralisation des explosifs et munitions. C’est pour cette raison que le Maj Laplante et ses collègues travaillent depuis plusieurs mois à l’ébauche d’un programme de formation de sapeur constituée de cinq niveaux d’entraînement. «Chaque niveau suit une progression bien définie en termes de complexification des apprentissages et des responsabilités», stipule le Maj Laplante. Celle-ci ajoute que c’est en mai prochain que les premières cohortes de militaires ukrainiens commenceront à bénéficier du cours sur lequel travaillent actuellement les Canadiens avec la collaboration des ingénieurs ukrainiens.

Au quotidien, les ingénieurs de combat canadiens collaborent étroitement avec les forces ukrainiennes. Ils passent la plupart de leur temps à deux endroits principaux, soit le 201e centre d’entraînement et le centre de déminage.
 
Le Maj Laplante estime que la communication est un des défis principaux de cette mission, non seulement en ce qui concerne la compréhension de la langue utilisée par chaque allié, mais aussi en ce qui a trait au décryptage du patois militaire et du génie propre à chaque armée. Dans certains cas, le jargon n’existe pas et c’est la compréhension commune des termes qui s’avère un défi. Plusieurs ressources humaines et logistiques sont donc déployées sur le terrain pour faciliter la communication entre les différents acteurs prenant part à l’op UNIFIER.

Travail d’importance
«La doctrine du Canada est grandement inspirée de l’OTAN et vice-versa. La formation que nous aidons à créer permettra de combler les possibles écarts entre la doctrine ukrainienne et celle de l’OTAN», souligne le Maj Laplante. Elle explique que les membres de son équipe ressentent un grand sentiment d’accomplissement et de fierté de pouvoir ainsi venir en aide aux alliés ukrainiens et de permettre à ceux-ci de prendre en main la sécurité future de leur pays. «Le moral des troupes ne pourrait pas être meilleur qu’actuellement. Les liens entre les membres de nos équipes canadiennes et ukrainiennes sont très forts», précise le Maj Laplante. Ayant été déployée en Afghanistan en 2012 dans le cadre d’un rôle similaire, le Maj Laplante mentionne que le travail d’élaboration des cours qu’elle effectue portera ses fruits à plus long terme, particulièrement en ce qui concerne le perfectionnement durable de l’enseignement militaire aux forces ukrainiennes.