Nouvelle plaque immatriculation veterans Quebec

 
Le journal de la communauté militaire - Base Valcartier et région de Québec Contactez-nous    Format PDF

21 novembre 2018, Édouard Dufour, Adsum

Les vétérans du Québec ont obtenu une première plaque d’immatriculation pour anciens combattants en 2005. En avril prochain, ils pourront se procurer une version bonifiée de cette plaque. L’Adsum s’est entretenu avec deux vétérans des Forces armées canadiennes qui ont déployé, et ce, pendant plus d’une décennie, les efforts nécessaires afin que cette requête de leurs camarades soit entendue.

Mario Grenier (à gauche) et Pierre Dugal étaient de passage dans les
locaux du journal Adsum, le 15 novembre, afin de dresser le bilan des
avancées de la cause qu’ils défendent, soit l’obtention d’une nouvelle
plaque d’immatriculation pour les vétérans du Québec.
Photo : Édouard Dufour, Adsum


Mario Grenier et Pierre Dugal sont tous les deux des membres retraités du Royal 22e Régiment (R22eR). M. Grenier a été déployé en Bosnie-Herzégovine, en 1992, au plus fort de la crise qui secouait ce pays, tandis que M. Dugal a travaillé au sein de la section du renseignement du 3 R22eR, à Chypre.

Accompagnés d’anciens collègues, les deux hommes ont fondé en 2005 le comité d’amélioration de la plaque d’immatriculation du Québec de type ancien combattant. Cette initiative est survenue à la suite de l’annonce officielle d’une première plaque d’immatriculation par le gouvernement provincial de l’époque. «Il y avait un coquelicot militaire au centre de la plaque, ce qui était très bien, mais il n’y avait pas le mot vétéran inscrit au bas de la plaque, comme on le retrouve sur celles de toutes les autres provinces canadiennes», relate Pierre Dugal.
 
«Les gens ne connaissent pas tous la définition du coquelicot qui représente les soldats que nous avons perdus pendant les guerres. Pour nous, pour ce que l’on a accompli pour notre province et surtout pour notre pays, je crois qu’on méritait de voir inscrire le mot vétéran sur cette plaque», ajoute Mario Grenier.

Long processus
En 2008, le petit groupe a commencé à aborder les élus provinciaux de la région afin de promouvoir l’accès à une nouvelle plaque pour les vétérans. «Notre dossier était pris en considération par les ministres, mais nos avancements tombaient toujours à l’eau en même temps que les changements de gouvernement», raconte Pierre Dugal.

Cet automne, quelques jours après l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement provincial, les membres du comité de MM. Dugal et Grenier ont été conviés aux bureaux de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) afin d’assister à la présentation de maquettes de la nouvelle plaque d’immatriculation qui sera offerte aux anciens combattants. Au coût de 15 $, ces plaques devraient être disponibles en avril 2019. Le tarif demeurera le même, et ce, peu importe le nombre de véhicules que possèdent les anciens militaires.
«Après le jour du Souvenir, les lumières s’éteignent et on tombe dans la noirceur toute l’année. La profession militaire est dangereuse, elle exige un long service et une conduite exemplaire. La plaque est comme un phare qui indique terre au marin. Elle répond au devoir de mémoire!», illustre Pierre Dugal. «Nous sommes soulagés», admet pour sa part Pierre Grenier, satisfait de la tournure des événements.

Depuis 2005, la SAAQ a émis 22 000 plaques d’anciens combattants, dont 9500 sont toujours en circulation sur les routes du Québec. Avec l’ajout de la mention vétéran, M. Dugal est d’avis que plusieurs anciens combattants feront l’acquisition la nouvelle plaque.