Parler du suicide sauve des vies

Parler du suicide sauve des vies

Si vous êtes en détresse ou préoccupé(e) pour un proche, cliquez ici pour voir les ressources à votre disposition.

 
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Bienvenue sur le site Web de la Campagne de sensibilisation au suicide de la RCN ! Vous trouverez ici de l'information et une variété de ressources pour vous aider à accroître vos connaissances et vos compétences en matière de prévention du suicide. Nous vous invitons à prendre quelques instants pour naviguer sur notre site Web et en apprendre davantage sur la problématique du suicide, les signes avant-coureurs et les facteurs de protection les plus courants, des conseils pour parler efficacement du suicide, les ressources disponibles pour les personnes en détresse et les membres de la famille, les amis et collègues, et plus !

Conformément à l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), le slogan de la campagne est « Parler du suicide sauve des vies ». En effet, le slogan renforce notre responsabilité collective et individuelle d'ouvrir le dialogue autour du suicide afin de réduire la stigmatisation et donc de jouer un rôle dans sa prévention. Participez activement au mouvement de prévention du suicide - naviguez sur cette page Web et obtenez des conseils faciles et pratiques sur la façon de devenir un meilleur modèle pour la promotion de la vie ! 

COMPRENDRE LE SUICIDE


La suicidalité est le terme global utilisé pour décrire le suicide (mettre fin intentionnellement à une vie), le comportement suicidaire (y compris les tentatives de suicide) et les idées suicidaires (penser au suicide).[1]

Comme le montre cette infographie de l'Agence de la santé publique du Canada, le suicide est la neuvième cause de mortalité au Canada, la population plus jeune étant plus à risque. En moyenne, 4 000 Canadiens décèdent par suicide chaque année, ce qui équivaut à une moyenne de 10 suicides par jour. Selon des rapports récents, le taux de suicide des FAC « correspond, dans l'ensemble, à celui de la population générale ». Toutefois, l'information disponible suggère que le suicide semble plus fréquent chez les anciens combattants que dans la population générale. Il n'est pas surprenant que le Chef d'état-major de la Défense ait réaffirmé dans son récent communiqué l'importance de fournir les soins et le soutien appropriés aux personnes qui souffrent en silence. 

Il est capital de mieux comprendre la problématique complexe du suicide afin d'aider à le prévenir. L'accroissement des connaissances collectives sur le suicide est nécessaire pour réduire la stigmatisation sociale et l'auto-stigmatisation qui prévaut et qui représente un obstacle important pour les personnes vulnérables à accéder aux soins dont elles ont besoin. L'initiative Vous n'êtes pas seul des FAC a compilé des témoignages de membres qui ont lutté contre les idées suicidaires, de professionnels de la santé et de membres de leur famille pour mieux contextualiser la problématique du suicide dans les FAC. Cliquez ici pour regarder la vidéo de 12 minutes.

L'une des meilleures façons d’améliorer nos connaissances en matière de suicide est de prendre connaissance de certaines croyances et attitudes profondément enracinées et vérifier si elles sont belles et bien justes !

Testez vos connaissances à l'aide de ce jeu-questionnaire sur les mythes et les faits!

Cliquez ici pour découvrir les faits !

Sources: Association Québécoise de prévention du suicide, Organisation mondiale de la santé, LivingWorks, l’atelier « Force mentale et sensibilisation face au suicide » élaboré par Énergiser les Forces
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« Certes chaque cas est particulier. Mais nous avons été amenés à comprendre avec le temps au sujet du comportement suicidaire que la maladie mentale, le stress aigu ou le stress chronique cumu­latif peuvent mener certains individus sur la voie du suicide. Le comportement suicidaire est souvent le résultat combiné de facteurs multidimensionnels, tels que l’isolation, la rupture d’une relation, un traumatisme, la toxicomanie ou le sentiment d’être un fardeau qui, ensemble, peuvent conduire à un acte suicidaire. Le point crucial à retenir est que le suicide n’est pas un résultat prédéterminé et qu’il existe de nombreuses occasions d’intervenir pour éloigner une personne de la voie suicidaire. Bien qu’il soit impossible de prévenir tous les suicides, nous pouvons prendre des mesures déterminantes pour en réduire les risques et pour instaurer des facteurs de protection, du soutien et de la résilience chez nos camarades et nos proches. »
Source : Stratégie conjointe de prévention du suicide, 2017 (page 9)
 

SIGNES AVANT-COUREURS

Savoir reconnaître les signes d’avertissement courants du suicide et y repondre est une compétence essentielle pour être en mesure d'aider les personnes vulnérables. La grande majorité des personnes qui envisagent de se suicider montrent des signes avant-coureurs, certains étant plus évidents que d'autres. Le fait de porter une attention à la façon dont les gens agissent et à ce qu'ils font ou disent peut faire la différence entre la vie et la mort. Voici quelques indicateurs courants des risques potentiels de suicide. Veuillez noter qu'il peut s'agir d'indices de problèmes autres comme le stress, les problèmes à la maison, l'insatisfaction au travail, le jeu, et que cette liste n'est en aucun cas exhaustive puisque les personnes demandent de l'aide à leur propre façon.
 
Références : Atelier « Force mentale et sensibilisation face au suicide » élaboré par Énergiser les Forces, brochure « Prévenir le suicide » de l'Association canadienne pour la santé mentale.

[1] Gouvernement du Canada. Stratégie conjointe de prévention du suicide. (2017).


FACTEURS DE PROTECTION

Dans le domaine de la prévention du suicide, une once de prévention peut valoir des vies. Pour ce faire, il est essentiel de renforcer les facteurs de protection comme les liens sociaux solides, les compétences en gestion du stress et la sensibilisation à la santé mentale, de manière à créer un « processus permanent pour contrer le risque de suicide et raffermir la résilience chez les personnes, les familles et les collectivités. » (Cadre fédéral de prévention du suicide, p. 41) En effet, il existe un certain nombre de facteurs de protection individuels et sociétaux qui peuvent aider les gens à rester en contact avec la vie.
Les facteurs de protection varient d'une personne à l'autre, c'est-à-dire que ce qui fonctionne pour l'un peut ne pas fonctionner pour l'autre. Néanmoins, les facteurs de protection énumérés ci-dessous s'appliquent généralement à la plupart des gens. Il est crucial de maximiser les facteurs de protection afin de contrebalancer les facteurs de risque de suicide. Par exemple, favoriser la cohésion de l'unité et peut être un facteur de protection très précieux qui pourrait motiver les gens à améliorer leur force mentale plutôt que de s'isoler des autres, ce qui représente un facteur de risque.
  • Résilience psychologique, physique et spirituelle
  • Des liens sociaux, communautaires et familiaux positifs
  • Bonne santé mentale et physique
  • Meilleure gestion du stress, y compris les habiletés d'adaptation et de résolution de problèmes
  • Perspectives et progression de carrière significatives
  • Éducation/sensibilisation à la santé mentale et au suicide (y compris la réduction de la stigmatisation associée à la recherche de soins et/ou de soutien)
  • Accès à des soins de santé et à des services sociaux appropriés et sensibilisation à ces services (y compris la réduction des obstacles aux soins)
  • Soutien par le biais de relations continues en matière de soins médicaux et de soins de santé mentale
  • Évaluation/gestion/traitement des noms de domaine en :
    • comportement suicidaire
    • les troubles de santé mentale
    • les troubles liés à la consommation d'alcool et d'autres drogues
    • maladie physique
Nous vous invitons à prendre le temps de vous demander dans quelle mesure les facteurs de protection suivants sont intégrés dans votre vie. La liste ci-dessus n'est pas nécessairement complète. Pouvez-vous penser à d'autres facteurs de protection qui pourraient aider à renforcer votre résilience ?
Sachez qu'un certain nombre de ressources sont à votre disposition pour vous aider à contrebalancer certains facteurs de risque courants et vous aider à atteindre un mode de vie équilibré adapté à vos besoins uniques !


COMMENT PARLER DU SUICIDE

Si vous avez des pensées suicidaires, vous éprouvez probablement beaucoup de douleur ou de souffrance qui semble insupportable. Ne vous isolez pas. Rester seul avec le problème ne fait qu'ajouter au fardeau excessif que vous portez déjà. Le fait de vous confier à un conseiller/conseillère ou à une personne en qui vous avez confiance peut être une grande source de soulagement et représente une étape importante vers l'accès au soutien dont vous avez besoin.
Rappelez-vous qu'il n'y a pas de mots exacts ou de façons de le dire. Soyez vous-même et exprimez ce que vous ressentez aussi sincèrement que possible et dans vos propres mots. Votre famille et vos amis veulent vous garder près d'eux malgré vos difficultés, alors ne laissez pas la peur d'inquiéter vos proches devenir un obstacle pour obtenir de l'aide.
Cliquez ici [insérer ressources pdf] pour plus d'informations et savoir qu'une aide est disponible à tout moment. Ayez vos ressources (y compris une ligne d'assistance téléphonique 24 heures sur 24) à portée de la main en cas de crise.  
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Si vous vous inquiétez pour un ami, un collègue ou un être cher :

Il est normal de se sentir impuissant et de se demander ce qu'il faut faire ou ne pas faire quand un proche est en détresse. Il est important de se rappeler qu'il n'est pas nécessaire d'être un expert pour aider. En fait, les meilleurs gardiens pour la prévention du suicide sont souvent les personnes qui font partie du cercle restreint de la personne touchée - quelqu'un en qui elles ont confiance. Voici quelques conseils tirés de www.commentparlerdusuicide.com en ce qui a trait à la façon d'aborder le problème avec un proche:
  • Essayez d'établir un climat de confiance et choisissez un bon moment pour en parler.
    • Passez plus de temps à écouter pour essayer de comprendre ce qu'ils vivent. Évitez de donner des idées ou des solutions pour le bonheur (vous n'avez pas besoin de régler la situation, il suffit d’entendre la personne).
  • Soyez vous-même et sachez que vous n'avez pas besoin d'être un expert en prévention du suicide pour aborder le sujet.
    • Les personnes qui ont des pensées suicidaires et qui décident d'en parler le font souvent à des personnes en qui elles ont confiance, non parce qu'elles pensent qu’elles sont des experts en la matière.
  • Écoutez ouvertement et sans jugement. Croyez la personne et dites-lui que vous tenez à elle.
  • Si vous avez des raisons de croire que la personne a des pense au suicide, demandez-lui directement : "Penses-tu au suicide?"
    • En posant directement la question, vous ne suggérez pas l'idée du suicide comme une option, vous donnez plutôt à la personne l'occasion d'exprimer ouvertement ses intentions. Si la personne pense au suicide, elle peut se sentir soulagée d'en parler. Voir le modèle ACE ci-dessous pour une approche étape par étape, partant de la question directe jusqu’à l'accompagnement vers les ressources appropriées.
  • Dites à la personne qu'elle a eu raison de vous faire confiance, qu'elle peut compter sur vous et que vous l'aiderez à trouver une ressource disponible qui peut l’aider.
  • Méfiez-vous de tout sentiment soudain de bien-être lorsque rien n'a changé. Ceci peut consister en un signal d'alarme d'un acte suicidaire. En cas de doute, parlez-en ouvertement.


PARLER DE MANIÈRE À RÉDUIRE LA STIGMATISATION

Notre façon de parler peut affecter la façon dont les autres pensent et parlent. Bien choisir nos mots dans nos conversations quotidiennes est essentiel pour réduire la stigmatisation sociale entourant la santé mentale et le suicide et pour encourager les personnes avec des troubles mentaux d’aller chercher l’aide dont elles ont besoin. Soyez attentifs et utilisez des mots précis et sensibles lorsque vous parlez de personnes ayant des problèmes de santé mentale et de suicide. Par exemple :
  • Parlez d'une " personne pensant au suicide" plutôt que d'une " personne suicidaire ".
    • Le fait d'étiqueter les gens ou leurs pensées comme "suicidaires" peut avoir pour effet de les isoler plutôt que de les mettre à l'aise pour parler ouvertement de leurs sentiments.
  • Préférez l'expression "mort par suicide" et évitez d'utiliser la phrase "commettre un suicide".
    • De même, le verbe "commettre" détient une connotation négative car il est associé au crime. Par conséquent, parler de quelqu'un qui « commet un suicide » ajoute à la stigmatisation entourant le suicide et la santé mentale. 
Que vous ayez vous-même des pensées suicidaires, que vous soyez préoccupé(e) par quelqu'un que vous connaissez, ou que vous travailliez dans une profession d'aide, le site Web : www.commentparlerdusuicide.com vous offre des renseignements utiles et des conseils pour augmenter votre boîte à outils de prévention du suicide.


MODÈLE « ACE » (Demandez, S’en occuper, Accompagnez)

Réf : Atelier Force mentale et sensibilisation face au suicide, Énergiser les Forces
Le modèle ACE décrit ci-dessous est conçu pour vous permettre de faire partie de la solution. Il vous encourage à questionner directement et ouvertement toute personne qui présente des signes de détresse pouvant indiquer qu’elles pensent au suicide. Pour en savoir plus, communiquez avec votre équipe de Promotion de la santé et inscrivez-vous à un atelier de Force mentale et sensibilisation face au suicide.

ACE est pour ASK (Demandez), CARE (S’en occuper) et ESCORT (Accompagnez).
  1. ASK (Demandez) : Si vous craignez qu'une personne que vous connaissez présente des signes avant-coureurs de suicide (voir la section sur les signes avant-coureurs ci-dessus), il est préférable de demander directement à la personne si elle envisage de se suicider. Il est important d'être direct plutôt que vague, car cela permet à la personne concernée d'être honnête sur ce qu'elle ressent. Poser la question est souvent l'un des aspects les plus difficiles du processus d’aide, mais sachez que c'est la bonne chose à faire. Si une personne répond oui, n'oubliez pas de rester calme. Vous voulez que la conversation se poursuive, il est donc important d’être conscient de sa réaction.
  2. CARE (S’en occuper) : Écouter quelqu'un en crise aide à soulager sa douleur. La meilleure chose que vous puissiez faire est d'écouter activement leur histoire (pourquoi ils se sentent ainsi) sans porter de jugement. Dites-leur que vous tenez à eux et qu'ils font bien de s'ouvrir à vous.
  3. ESCORT (Accompagnez) : Accompagnez la personne jusqu'à quelqu'un qui peut offrir un soutien plus avancé. Encouragez-les à rencontrer un professionnel aidant et à identifier ensemble les systèmes de soutien qui peuvent les aider. Restez avec eux jusqu'à ce qu'ils reçoivent l'aide appropriée afin d’assurer leur sécurité.

RESSOURCES

Ressources des FAC
Vous n’êtes pas seul
Ligne d’info pour les familles 1-800-866-4546
Programme d’aide aux membres des Forces canadiennes 1-800-268-7708
Services de santé mentale des FC (RCN) 613-945-1111

Ressources pour les civils du MDN
Le programme d’aide aux employés (Public) 1-800-268-7708
Le programme d’aide aux employés (FNP) 1-800-361-5676

Ressources communautaires de la RCN
Ligne de crise de santé mentale 1-866-996-0991
1-866-APPELLE (Québec) 1-866-277-3553
 

Les principaux domaines d'action de la campagne 2020 comprennent:

1. L'activité des épingles à linge "T’es important-e pour moi" ! Les équipes sont invitées à se procurer une trousse de campagne et à faire circuler les épingles "T’es important-e pour moi" comme moyen de communiquer à quelqu'un à quel point il/elle est important-e pour vous (quelqu'un que vous admirez, quelqu'un qui passe une moins bonne journée, quelqu'un qui est « au boute », etc. Vous l'avez deviné ! Le simple fait de montrer une marque d'appréciation aux membres de votre entourage est une excellente façon de promouvoir une bonne santé mentale au travail. Cette initiative a été déployée dans d'autres bases et escadres au cours des dernières années et la réponse de ses membres a été très positive. Voyons comment cette action peut avoir un impact sur des vies ici dans la RCN !

Cliquez ici pour voir le document d'instructions "Vous êtes important pour moi".

2. Inscrivez-vous en ligne à un atelier/briefing de Force mentale et sensibilisation face au suicide offert par l'Équipe de promotion de la santé des PSP d’Ottawa. 

3. Lisez la série d'articles "Parler du suicide sauve des vies" et prenez connaissance d'autres informations pertinentes sur notre site Web !

4. Pour vous procurer du matériel de sensibilisation pour votre bureau, cliquez sur les liens ci-dessous :

Affiche principale « Parler du suicide sauve des vies » (Bilingue)
Dépliant d’instructions pour l’activité « T’es important-e pour moi » (Bilingue)
Commandez des épingles « T’es important-e pour moi »