Entrevoir les embûches de façon positive

 
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09 décembre 2020 - Yves BélangerServir  

Le 26 novembre, une centaine de personnes ont assisté à la conférence virtuelle de la navigatrice Mylène Paquette qui, en 2013, a été la première Canadienne à traverser l’océan Atlantique à la rame. Entrevoir les changements et les embûches de façon positive a été son principal message.

Avec beaucoup d’aisance, Mylène Paquette a raconté son aventure en ne manquant pas de souligner que depuis son adolescence, elle avait une peur maladive de l’eau. «Le film Les dents de la mer m’avait complètement traumatisée. Chaque fois que je me retrouvais dans l’eau, j’entendais la musique annonçant l’arrivée du requin blanc et je paniquais.»


La conférence était diffusée via la plateforme Zoom. (Photo : captation d’écran)

En 2008, malgré cette peur, son projet prenait forme. «À 27 ans, j’ai découvert la navigation. Cela a littéralement changé ma vie et j’ai décidé que j’allais devenir navigatrice.» Un jour, un reportage présente une personne ayant traversé un océan à la rame. «J’ai vu qu’aucune Canadienne n’avait tenté de traverser l’océan Atlantique à la rame solitaire. J’ai décidé que ce serait moi.»
Il lui a fallu cinq ans pour préparer ce périple de 129 jours. Elle s’est entourée de passionnés qui l’ont aidée et un de ses grands collaborateurs a été Hermel Lavoie, de Rimouski. «Il m’a entre autres aidée à adapter l’embarcation spéciale que j’avais achetée.»

Le départ 

Le 6 juillet 2013, la navigatrice a pris son départ du port d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, en direction de Lorient, en France. Elle raconte que les quatre premiers jours ont été pénibles. «J’ai eu un terrible mal de mer. J’avais l’impression que j’allais mourir. Il n’était pas facile dans cet état de ramer huit heures par jour.»


Mylène Paquette lors de sa traversée de l’Atlantique à la rame en 2013.(Photo : courtoisie)

Mais ce n’était que le début des embûches. De nombreux systèmes dépressionnaires ont considérablement ralenti l’embarcation. «Après 45 jours, je n’avais fait que l’équivalent d’un trajet de neuf jours. C’était décourageant.» Pendant une semaine, elle a eu beau ramer et ramer, le GPS de son embarcation démontrait qu’elle avait fait du surplace. 

Découragée, la navigatrice a eu envie de tout laisser tomber et faire demi-tour. Les membres de son équipe au sol, avec qui elle parlait régulièrement, l’ont convaincue de continuer. «À un moment donné, j’ai compris que je ne pouvais pas contrôler la météo et la mer. La seule chose que je pouvais contrôler était l’attitude que j’adoptais.» 

L’humour a aussi été salvateur tout au long de cette expédition que plusieurs considéraient comme impossible à réaliser. «Cela a été comme une bouée de sauvetage.» Cela l’a grandement aidée à affronter l’ouragan Humberto.

Par la suite, elle a dû affronter sa peur de l’eau pour aller enlever les anatifes, des crustacés marins qui s’étaient collés à la coque de son embarcation et qui la ralentissaient grandement. «Une psychologue spécialisée dans la visualisation m’a aidée à traverser cette épreuve. Elle m’a fait réaliser que chaque fois que j’imaginais des scénarios catastrophiques, je ne faisais qu’augmenter ma réponse au stress.»

Les acquis

Le 12 novembre 2013, elle a finalement rejoint Lorient. Mylène Paquette avoue que cette expérience lui a appris la force de la résilience et l’importance de voir les embûches et les changements comme des opportunités. Quatre mantras lui ont permis de réaliser son rêve et continuent de l’aider à affronter les épreuves de la vie : «Une chose à la fois», «Ici et maintenant», «Au mieux que je peux» et «Sans jugement».

Notons que cette conférence était organisée par la 2e Division du Canada et devrait avoir lieu sous peu en anglais. 


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