Comme un poisson dans l’eau

 
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15 octobre 2020 - Yves Bélanger, Servir


Mieux ne vaut pas dire «Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau». La soldat Stéphanie Tsujio en sait quelque chose. Âgée de 34 ans, elle vient tout juste de terminer son cours de qualification militaire de base et se sent comme un poisson dans l’eau depuis le début de sa carrière au sein des Forces armées canadiennes.

Photographe de métier, la Sdt Tsujio a toujours carburé aux défis. Pendant de nombreuses années, elle s’est sentie comblée dans sa vie professionnelle. «Ce travail me donnait la chance d’être libre, de ne pas me sentir prise dans un horaire régulier. La stabilité, ce n’était pas pour moi.»


La soldat Stéphanie Tsujio.(Photo : ELRFC)

Il y a quelques années, elle a rencontré le sergent Ivann Dubé, celui qui allait devenir son mari et le père de son fils Félix. C’est à partir de ce moment qu’elle a commencé à rêver d’un peu plus de stabilité. «Mon chum me disait que l’armée était faite pour moi. Je riais et lui disais que je ne ferais jamais ça.»

Elle a donc opté pour une carrière au sein de la fonction publique. En avril 2019, elle a commencé à travailler au Centre des libérations, à la Garnison Saint-Jean. À force de travailler et de s’entraîner avec des militaires, elle a vu le milieu de l’armée sous un angle différent. «J’ai compris que j’y avais ma place et j’ai pris la décision de m’enrôler.»

Une formation interrompue

En mars dernier, elle a commencé sa qualification militaire de base à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC). Après quatre semaines, la pandémie de la COVID-19 a fait en sorte que sa formation a été mise en pause. «Je suis retournée à la maison où j’ai été confinée pendant quatre mois. J’ai tout fait au cours de cette période pour continuer à m’entraîner et garder la forme.»

Le 31 juillet, elle était de retour à l’ELRFC. Cette fois, par contre, les conditions avaient quelque peu changé. «Tous les candidats de l’École étaient confinés. Pour éviter la propagation de la COVID-19, il n’était pas question de sortir les fins de semaine. Ce n’était pas facile de devoir rester sur place et de ne pas pouvoir décrocher.»


(Photo: ELRFC)

Elle confie avoir trouvé très difficile d’être séparée tout ce temps de son fils de deux ans et de son conjoint. «Heureusement, je parlais à Félix presque chaque jour grâce à Facetime. J’avoue toutefois avoir souffert de ne pas le tenir dans mes bras.» Il n’était pas plus facile pour elle de croiser à l’occasion son conjoint qui travaille à l’ELRFC et ne pas pouvoir lui adresser la parole.

Elle soutient que la différence d’âge entre la plupart des candidats de l’ELRFC et elle ne l’a pas affectée. «Je suis connue pour être quelqu’un qui sait prendre sa place et je ne me suis pas trop sentie différente. En plus, ma binôme avait 12 ans de moins que moi et elle est devenue une très bonne amie.»

Technicienne en approvisionnement

Depuis la parade de fin de cours du 1er octobre, la Sdt Tsujio est de retour chez elle. «C’est la procédure en raison de la pandémie. Je devrais avoir des nouvelles sous peu.» Elle a choisi le métier de technicienne en approvisionnement. «C’est parfait pour moi, car ce n’est pas un travail où l’on passe la journée assis. En plus, c’est un métier qui devrait faciliter les choses pour que mon mari et moi soyons mutés ensemble dans l’avenir.»


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Like a fish in water

Yves Bélanger, Servir

Professional photographer before joining the CAF, Pte Tsujio has always thrived on challenges. For many years she has felt fulfilled in her professional life. “This job gave me the chance to be free, not to feel caught up in a regular schedule. Stability wasn't for me.”

A few years ago, she met Sergeant Ivann Dubé, who became her husband and the father of her son Félix. It was then that she began to dream for little more stability. “My boyfriend told me the army was made for me. I laughed and told him I would never do that.”


Private Stéphanie Tsujio. (Photo: ELRFC)

She therefore opted for a career as in the Canadian Public Service. In April 2019, she began working at the Release Centre at Saint-Jean Garrison. By working and training with CAF members, she saw the military from a different perspective. “I understood that I belonged there and I made the decision to enlist.”

An interrupted training

Last March, she began her BMQ at the Canadian Forces Leadership and Recruit School (CFLRS). After four weeks, the COVID-19 pandemic caused her training to be put on hiatus. “I returned home where I was confined for four months. I have done everything during that time to keep training and staying in shape.”

By July 31, she was back at CFLRS. This time, however, conditions had somewhat changed. “All of the School’s candidates were confined. To prevent the spread of COVID-19, there was no possibility of going out on the weekends. It was not easy having to stay on the garrison and not be able to disconnect. "

She says she had found very difficult to be separated all this time from her two-year-old son and her partner. “Fortunately, I spoke to Felix almost every day thanks to Facetime. However, I admit that I suffered from not holding him in my arms.” It was no easier for her to occasionally run into her partner who works at CFLRS and not be able to speak to him.

She maintains that the age difference between most of CFLRS candidates and her did not affect her. "I'm known to be someone who knows how to take her place and I didn't feel too different. In addition, my training partner was 12 years younger than me and she became a very good friend. ”

Supply technician

Since the end of course parade on October 1, Pte Tsujio has returned home. “This is the procedure because of the pandemic. I should have some news shortly.” She chose the profession of supply technician. “It's perfect for me because it is an active job. Plus, it's a job that should make it easier for my husband and I to be transferred together in the future.”