Défi relevé haut la main pour le CMR Saint-Jean

 
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À la mi-mars, la crise sanitaire de la COVID-19 a obligé le Collège militaire royal de Saint-Jean (CMR Saint-Jean) à mettre ses cours en pause. Celle-ci n’a toutefois duré que trois jours, le temps que l’équipe d’enseignants soit en mesure d’offrir les cours via le Web. 

En se remémorant les derniers mois, Margaret Wells, enseignante d’anglais langue seconde au CMR Saint-Jean, est vraiment impressionnée par la tournure rapide des événements et le succès qui en a résulté. «Je crois que ce qui a contribué à cette réussite, c’est que tous les enseignants et la direction ont travaillé en équipe et fait preuve de flexibilité. Nous avions tous le même désir de reprendre au plus vite les cours.»

Margaret Wells, enseignante d’anglais langue seconde au CMR Saint-Jean. / Margaret Well, ESL teacher at RMC Saint-Jean.
Photo : CMR Saint-Jean 

L’enseignante raconte qu’elle a trouvé facile l’adaptation de son cours pour garder le contact avec ses étudiants à distance. «C’est évident que ça change la dynamique, mais cela se déroule très bien.» La nouvelle session a débuté à la fin du mois d’août et Mme Wells était fin prête à recommencer à enseigner à distance. «Cet été, nous avons eu une formation qui va  vraiment nous aider à peaufiner ce que nous avions mis en place.»

Son seul regret est qu’avec l’enseignement à distance, elle côtoie moins les étudiants. «Ce n’est pas pareil de les voir sur un écran d’ordinateur, mais on accepte la situation, car le plus important est de tous nous protéger de la COVID-19.»
Elle poursuit en précisant que les étudiants qui désirent la joindre à l’extérieur des heures de cours sont les bienvenus. «Nous sommes disponibles pour eux et chaque fois qu’un élève-officier ou un aspirant de marine a besoin de nous parler, c’est possible.»

D’autres options d’enseignement sont également possibles. «Je sais qu’éventuellement, nous pourrions, lors d’une journée de beau temps, organiser une classe à l’extérieur, ce qui nous permettrait d’être physiquement tous ensemble. Nous pouvons aussi à l’occasion donner un cours en personne si nous utilisons un local assez grand pour permettre de respecter toutes les normes de sécurité.»

Une belle fin d’année

L’aspirant de marine Kate-Alyson Rioux est au nombre des étudiants du CMR Saint-Jean qui ont dû terminer leur session d’études à la maison. Celle-ci raconte ne pas avoir été trop perturbée par ce revirement soudain de situation. «Je suis retournée à Saint-Noël, dans la vallée de la Matapédia, et j’ai suivi mes cours à partir de chez-moi.»


L’aspirant de marine Kate-Alyson Rioux. / Naval Cadet Kate-Alyson Rioux.
Photo : CMR Saint-Jean


Celle-ci, qui en 2018 a eu la meilleure moyenne académique dans son programme, avoue même qu’elle a préféré cette façon de faire par moment. «Pour certains cours, on nous donnait des lectures et travaux à faire. En ce qui me concerne, ça me permettait d’avancer plus rapidement que lorsque nous étions en classe.» Elle a d’ailleurs terminé son année avec d’excellents résultats académiques.

Elle constate toutefois que le fait d’être isolée des autres étudiants du CMR Saint-Jean était moins évident. «C’était plate d’être loin de ceux avec qui nous avions passé la majorité de la session. C’est sûr que nous sommes restés en contact via les différentes applications Web, mais ce n’était pas pareil.»

Un autre aspect plus difficile a été celui de l’entraînement physique. « Ce n’est pas aussi facile de s’entraîner de façon rigoureuse quand on est seule à la maison.» Heureusement, des coordonnateurs en enseignement de l’éducation physique des Programmes de soutien du personnel du CMR Saint-Jean proposaient des routines sur la page Facebook de l’établissement. «J’ai même demandé à l’un d’eux de m’aider à adapter une routine pour mes besoins.»

Militaire dans l’âme

L’officier de la Marine en devenir rêvait depuis longtemps de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes. «Le jour de mes 16 ans, j’étais au centre de recrutement du Navire canadien de Sa Majesté D’Iberville, à Rimouski.  J’attendais juste d’avoir l’âge requis pour faire le saut.» L’année suivante, elle commençait son cours au CMR Saint-Jean. 

Il y a quelques semaines, elle s’est rendue à Kingston, au Collège militaire royal du Canada, pour poursuivre sa formation. «Je suis inscrite au baccalauréat en administration des affaires avec mineure en psychologie.»

Elle termine en soutenant que la vie militaire correspond parfaitement à ses attentes. «C’est comme une deuxième famille pour moi. J’aime la discipline et la vie structurée qu’on y retrouve.»

 

Challenge met hands down for RMC Saint-Jean


In mid-March, the COVID-19 health crisis forced the Royal Military College Saint-Jean (CMR Saint-Jean) to put its classes on hiatus. However, it only lasted three days, while the teaching staff was able to deliver the lessons via the web.

Looking back on the past few months, Margaret Wells, English second language teacher at RMC Saint-Jean, is truly in awe of the rapid turn of events and the success that has resulted. “I believe that what contributed to this success was that all the teachers and the administration worked as a team and showed flexibility. We all had the same desire to get back to school as quickly as possible.”

The teacher says she found it easy to adapt her course to keep in touch with her students from a distance. "Obviously it changes the dynamic, but it's going really well." The new semester began at the end of August and Ms. Wells was all set to return to distance teaching. “This summer we had training that will really helped us refine what we had in place.”
Her only regret is that with distance education, she has less personalized experience with students. “It's not the same to see them on a computer screen, but you accept the situation because the most important thing is to protect us all from COVID-19.”
She goes on to say that students who wish to join her outside of class are welcome. "We are available for them and any time an officer cadet or midshipman needs to speak to us, we can."
Other teaching options are also possible. “I know that eventually, on a sunny day, we could have a class outside, which would allow us to all physically be together. We can also occasionally teach a class in person if we use a room large enough to meet all safety standards."

A great end of the year

Navel Cadet Kate-Alyson Rioux is one of the students at RMC Saint-Jean who had to complete their study term at home. She says she was not too disturbed by this sudden turnaround. "I went back to Saint-Noël, in the Matapedia valley, and I took my classes from home."

Ocdt Rioux, who in 2018 had the best academic average in her program, even admits that she preferred this way of doing things at times. “For some courses, we were given readings and assignments to do. As far as I'm concerned, it kept me moving faster than when we were in class.” She finished her year with excellent academic results.

She noted, however, that being isolated from other students at RMC Saint-Jean was less obvious. “It was boring to be away from who we spent most of the session with. We definitely kept in touch through the different web applications, but it was not the same.” 

Another more difficult aspect was physical training. “It's not as easy to train hard when you're home alone.” Fortunately, physical education coordinators from RMC Saint-Jean's Personnel Support Programs offered routines on the facility's Facebook page. "I even had one of them help me tailor a routine for my needs."

Military at heart

The aspiring naval officer had long dreamed of enlisting in the Canadian Armed Forces. “On my 16th birthday, I was at the recruiting center for Her Majesty Canadian Ship D’Iberville's in Rimouski. I was just waiting to be old enough to take the leap.” The following year, she began her course at RMC Saint-Jean.

A few weeks ago, she traveled to Kingston, to the Royal Military College of Canada, to continue her training. "I am enrolled in the bachelor's degree in business administration with a minor in psychology."

She ends by maintaining that military life corresponds perfectly to her expectations. “It’s like a second family to me. I like the discipline and the structured life there."

 

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