Commander en temps de pandémie

 
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30 septembre 2020 - Yves Bélanger, Servir


Le 20 août, la lieutenant-colonel Mélissa Ramessar a pris le commandement de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC). Avec la pandémie de COVID-19, ces nouvelles fonctions représentent tout un défi pour la militaire.

Il s’est passé 20 ans entre le moment où la Lcol Ramessar franchissait les portes de l’ELRFC pour y suivre son cours de qualification militaire de base des officiers. «C’est drôle, de la fenêtre de mon bureau, je vois l’endroit où mes parents m’ont laissée en 2000 pour commencer mon aventure dans les Forces armées canadiennes (FAC).» Aujourd’hui, elle occupe le poste de commandement de cette école qui est le plus grand établissement d’instruction des FAC. 


La lieutenant-colonel Mélissa Ramessar est la deuxième femme à diriger l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes depuis sa création en 1968. (Photo : Yves Bélanger)

Elle soutient que la crise sanitaire représente un défi pour répondre aux besoins opérationnels des FAC. « En tout temps, l’objectif de l’École est de faire en sorte que notre établissement réponde aux besoins de l’armée, et ce, autant en termes de quantité que de qualité.»

L’ELRFC avait pour objectif d’accueillir 6000 candidats en 2020, mais ne pourra en former que 2000, tout au plus. «L’École a dû fermer ses portes pendant trois mois afin de préserver la force. Nous avons recommencé à accueillir des candidats à la fin du mois de juin, mais nous devons nous limiter au tiers de ce qui était initialement prévu afin de respecter les mesures sanitaires et les règles de protection de la Force.»

Pour pallier cette diminution de la capacité d’accueil, des cours de qualifications militaires de base (QMB) sont offerts au sein d’autres unités des FAC à travers le pays. «Comme centre d’excellence en la matière, l’ELRFC a formé les instructeurs de ces formations. Nous agissons à titre d’experts-conseils afin d’assurer l’uniformité des cours et le respect des standards du cours de QMB et du cours de qualification militaire de base des officiers.»

La Lcol Ramessar est très fière du travail accompli par le personnel de l’ELRFC pour permettre de former les candidats dans un milieu respectant les mesures sanitaires. «Un plan a été mis en place pour assurer à la fois la sécurité du personnel et celle de nos futurs militaires. Entre autres, par exemple, nous avons mis en place un processus d’isolement si un de nos candidats présente des symptômes reliés à la COVID-19. Nos mesures ont été démontrées efficaces et nous sommes prêts pour les mois à venir.»

Lcol Ramessar termine en rappelant que son équipe et elle continuent de chercher des façons de répondre le mieux possible aux besoins des FAC en ce temps de pandémie. «Je suis une femme de défis et l’armée nous donne de bons outils pour développer des solutions. Je demeure donc très positive face à la situation.»

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Commanding in times of pandemic


September 30 2020 - Yves Bélanger, Servir
 
On August 20, Lieutenant-Colonel Mélissa Ramessar took command of the Canadian Forces Leadership and Recruit School (CFLRS). With the COVID-19 pandemic, these new functions represent quite a challenge for the Canadian Armed Forces (CAF) member.

Twenty years have gone by between the day LCol Ramessar walked through the CFLRS doors for her Basic Military Officer Qualification course. “It's funny, from my office window I can see where my parents left me in 2000 to start my adventure in the Canadian Armed Forces.” Today, she occupies the School command, which is the largest training establishment in the CAF.

She states that the health crisis represents a challenge in meeting the CAF operational needs. “At all times, CFLRS goal is to ensure that our establishment meets the needs of the army, in terms of both quantity and quality.”

CFLRS aimed to host 6,000 applicants in 2020, but will only be able to train 2,000, at most. “The school had to close for three months in order to preserve the Force. We began to welcome candidates again at the end of June, but we must limit ourselves to a third of what was initially planned in order to respect the sanitary measures and the rules of protection of the Force.”

To compensate for this decrease in reception capacity, Basic Military Qualifications (BMQ) courses are being offered in other CAF units across the country. “As a center of excellence in this area, CFLRS has trained the instructors for these courses. We act as consultants to ensure consistency of course and adherence to the BMQ and Basic Military Qualification for Officer courses standards.”

LCol Ramessar is very proud of CFLRS staff’s work to help train candidates in a sanitary environment. “A plan has been put in place to ensure the safety of both personnel and candidates. Among other things, we have implemented an isolation process if one of our candidates shows symptoms related to COVID-19. Our measures have been shown to be effective and we are ready for the months to come.”

LCol Ramessar concluded by recalling that she and her team continue to look for ways to best meet the needs of the CAF in this time of pandemic. “I am a woman of challenges and the military gives us good tools to develop solutions. I therefore remain very positive about the situation.”
 
 

Lieutenant-Colonel Melissa Ramessar is the second woman to lead the Canadian Forces Leadership and Recruit School since its inception in 1968.
Photo: Yves Bélanger