L’isolement

 
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3 août 2020- 
Matelot de 1re classe Jasmin Létourneau


N.D.L.R. En raison de la pandémie de COVID-19, les étudiants de la division canadienne du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes ont dû quitter la Garnison Saint-Jean. À partir du 23 mars, c’est de leur foyer et grâce aux différentes ressources technologiques que ces militaires ont poursuivi l’apprentissage de leur langue seconde. Au nombre des exercices qu’ils ont eu à réaliser figurait la rédaction d’un article. Au cours des prochains jours, Servir publiera ces textes qui présentent leurs réflexions sur la crise sanitaire. 

Cela fait maintenant un mois que nous avons reçu l’ordre de la chaine de commandement de quitter la Méga et que nous avons débuté notre nouvelle routine d’étude. C’est vraiment curieux de voir comment un des pires ennemis des membres des Forces armées canadiennes peut devenir un outil des plus utiles. Je parle bien entendu des réseaux sociaux. Quand nous les utilisons de la bonne façon, ils peuvent devenir un excellent support dans l’apprentissage d’une langue. Tous les jours, les enseignants et les étudiants utilisent Skype, Facebook, Messenger et d’autres ressources de l’Internet en ayant comme objectif de s’entraîner et d’apprendre. Même si le pays est en quarantaine, le personnel du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes trouve le moyen de faire leur travail. 



Notre horaire de travail est de se rapporter à 7h30 pour être informés de toutes nouvelles ou nouveaux ordres, et à 8h nous commençons nos cours. Nous sommes séparés en petits ou grands groupes, selon le niveau de bilinguisme ou simplement selon la classe à laquelle nous appartenions. La journée d’étude se termine aux alentours de 15h. 

Nous apprenons avec des exercices, des jeux d’apprentissage, des conversations et des tests préparatifs. Je pense que les cours sont bénéfiques pour notre moral parce que, comme le disait le célèbre Félix Leclerc : «La meilleure manière de tuer un homme, c’est en le payant à ne rien faire.» 

L’entrainement est devenu un élément essentiel pour le moral. Le fait que les gymnases soient hors d’accès n’est pas une excuse. En effet, nous courons, nous faisons des push-ups, des sit-ups, des squats, la planche, des exercices qui ne requièrent pas de poids ou d’haltères. Cela demeure un de nos devoirs de rester en santé et en forme. 

Nous ne savons pas si la COVID-19 aura un impact plus grand dans une semaine, un mois, une année. Cependant, ce dont nous sommes certains, c’est que les étudiants de l’École de langues des Forces canadiennes auront développé davantage leur apprentissage des langues. Même si la pandémie devenait pire et que nous devions rester un peu plus longtemps à la maison, souvenez-vous de ces mots : «Ça va bien aller!»  


Vous aimeriez lire Servir dans son intégralité ? Cliquez sur ce lien pour accéder à la version PDF. Il s'agit de la dernière édition publiée avant la crise de la Covid-19.

Isolation


Leading Seaman Jasmin Letourneau

Editor’s note: As a result of the COVID-19 pandemic, students from the Canadian division of the Canadian Forces Language School – Saint-Jean Detachment had to leave Saint-Jean Garrison. From March 23, from their home and thanks to the various technological resources, these soldiers continued to learn their second language. One of the exercises they had to do was writing an article. Over the next few days, Servir will publish these texts which present their reflections on the health crisis.

It has now been a month since we received the order from the chain of command to leave the Mega and start our new class routine. It is funny how one of the worst enemies of the members of the Canadian Armed Forces can become one of the greatest tools. What I am referring to is social media. When you use it properly, it becomes a very useful way of learning a language. 



Every day the teachers and the students use Skype, Facebook, Messenger and Internet resources in order to train and learn. Even if the country is in quarantine, the personnel of Canadian Forces Language School – Saint-Jean Detachment manage to do their jobs. 

Our schedule is to report at 7:30 am to be prepared for any news or orders, and at 8:00 am we start our courses. It can be a little or a big group of people depending on your level of bilingualism and on which class you are in. The work day ends around 3:00 pm. We learn with exercises, learning games, conversations and preparation tests. I really think the courses we all have are good for our morale because “the best way to kill a man is to give him a wage for doing nothing”, said Félix Leclerc.

In addition, physical training is an essential component of our morale. Maybe the gym is not available but it is not an excuse. We run, we do push-ups, sit-ups, squats, plank, none of which require weights or excuses. It is still our duty to stay healthy and fit.

We do not know if COVID-19 will have a bigger impact in one week, one month or one year. However, this is what we know for sure: the Canadian Forces Language School students will have more language skills at the end of this event. Even if the pandemic becomes worse or if we need to stay home a little bit longer, don’t forget these words: everything will be fine!
 

Would you like to read Servir in its entirety? Click here to access the PDF (last publication before the Covid-19 crisis).