Les activités «On bouge en famille» reviennent cet automne

 
Le journal de la communauté militaire - Garnison Saint-Jean et région de Montréal Contactez-nous    Format PDF

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20 juillet 2020- 
Anne Marie Montpetit 


N.D.L.R. En raison de la pandémie de COVID-19, les étudiants de la division canadienne du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes ont dû quitter la Garnison Saint-Jean. À partir du 23 mars, c’est de leur foyer et grâce aux différentes ressources technologiques que ces militaires ont poursuivi l’apprentissage de leur langue seconde. Au nombre des exercices qu’ils ont eu à réaliser figurait la rédaction d’un article. Au cours des prochains jours, Servir publiera ces textes qui présentent leurs réflexions sur la crise sanitaire. 

La peur de l’inconnu souvent dérange les gens et, avec la COVID-19, plusieurs personnes sont paniquées. L’achat de produits en grande quantité croît quand les gens pensent devoir rester à la maison pour une durée inconnue. Quand on vit sur une base militaire, l’atmosphère est différente. Vivant à Saint-Jean-sur-Richelieu, je n’ai pas été témoin de panique chez les personnes, mais plutôt d’une autre atmosphère : une communauté qui s’assure que tout le monde a l’aide dont il a besoin. On habite dans le même monde, cependant, il y a énormément de différences dans la vie quotidienne. Et quoique le nettoyage et l’hygiène nous stressent, la distanciation sociale est déjà en place. Les militaires se demandent maintenant seulement comment ils peuvent aider les autres. 



Le 16 mars, les ordres ont été donnés à tous les étudiants du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes de rester à la Garnison Saint-Jean et, indubitablement, personne ne s’y attendait. Au plan personnel, cela signifiait que je ne pouvais pas visiter ma mère à Toronto, ou être témoin de la réaction de mes beaux-parents lorsqu’ils découvriraient mon engagement. Mais à plus grande échelle, c’était important. Les Forces armées canadiennes (FAC) devaient rapidement prendre une décision afin d’aider à ralentir la propagation du virus, car cela aurait pu déstabiliser le système médical si elles ne l’avaient pas fait. En prenant cette décision, les FAC protégeaient les militaires et leurs familles, et aussi la population du Canada en réduisant la propagation du virus si plusieurs militaires devaient voyager à travers le Canada. 

Les plans personnels ont changé, mais malgré la déception, tous ont compris et supporté cette décision. Dans l’incertitude de savoir comment la COVID-19 affecterait le Canada, les étudiants ont réagi en vitesse. Avec l’aide du personnel et des professeurs, ils se sont s’aidés les uns et les autres à nettoyer leurs postes de travail et à s’adapter à un environnement de travail en ligne. Les étudiants avaient pour objectif de devenir bilingues et, pour plusieurs, c’est obligatoire compte tenu de leurs fonctions. Plutôt que de se couper les uns des autres, c’est le contraire qui s’est produit. Malgré la distanciation sociale, la communauté est devenue plus connectée, mangeait ensemble et s’entraidait dans ses tâches. Tous se sont assurés que le moral de chacun était bon, notamment en pratiquant des jeux de groupe ou en faisant de l’exercice à l’extérieur pour prendre l’air. 

La COVID-19 a créé une atmosphère de peur, mais la dynamique communautaire a créé un milieu de vie qui, je pense, est un bon exemple pour tous les Canadiens. S’isoler ne signifie pas se déconnecter. Prendre des précautions ne signifie pas de se détruire mentalement et physiquement. Plusieurs rassemblements sont annulés, des gymnases sont fermés, mais il n’y a aucun avantage à s’asseoir devant Netflix toute la journée sans stimulation. 

Ce que j’ai appris de cette expérience, c’est la résilience. Peu importe les défis auxquels nous sommes confrontés, si nous travaillons ensemble, nous pouvons les surmonter. On doit être conscients de chacun de nos comportements et penser à comment ils affectent les autres. Prendre des précautions pour assurer la sécurité de tous est dans l’intérêt de tous les Canadiens. Ne faites pas bande à part, nous sommes tous ici les uns pour les autres.


Vous aimeriez lire Servir dans son intégralité ? Cliquez sur ce lien pour accéder à la version PDF. Il s'agit de la dernière édition publiée avant la crise de la Covid-19.
 


The Social Aspect of Social Distancing


Anne Marie Montpetit

Editor’s note: As a result of the COVID-19 pandemic, students from the Canadian division of the Canadian Forces Language School – Saint-Jean Detachment had to leave Saint-Jean Garrison. From March 23, from their home and thanks to the various technological resources, these soldiers continued to learn their second language. One of the exercises they had to do was writing an article. Over the next few days, Servir will publish these texts which present their reflections on the health crisis.


Fear of the unknown often unsettles people, and with the outbreak of COVID-19, much of the population has resorted to panic. Bulk purchasing items has been rampant for people worrying about staying home for an undefined period. Living on a military base, the atmosphere is different. Being posted in Saint-Jean-sur-Richelieu, I have not witnessed the level of panic in person, but a different atmosphere; of ensuring the community is available to assist each other. We are living in the same world, but vastly different day to day lives. Although cleaning, good and hygiene have been stressed, social distancing put into place, military personnel is asking what they can do to help others.



Orders were issued on March 16th that the students at the Canadian Forces Language School – Saint-Jean Detachment would be confined to base for the time being, and undoubtfully no one had anticipated it or was elated. On a personal level, it meant not being able to travel home to Toronto to see my mother, or witnessing in person the reaction of my new in-laws finding out about my engagement; but on a larger scale, this was important. The Canadian Armed Forces (CAF) were able to quickly make decisions to help slow the spread of a new strain of virus that has rapidly spread and could potentially destabilize our medical system without action. By making this decision, they were not only protecting their own personal and their families, but the Canadian population by reducing the risk of sending out hundreds of people that travel all around the country.

Personal plans had to be changed, but there was not a person who, however disappointed, did not understand or support that decision. With the uncertainty of how COVID-19 will affect Canada, the students at Canadian Forces Language School reacted quickly, helping each other to sanitize their workstations, and adapted to new online working environments with the help of the military staff and teachers. The students have the goal of being bilingual, and for many, it is obligatory for their chosen trades, but rather than sever themselves from each other, the opposite is occurring. Despite students taking to social distancing, the community as a whole is more connected than ever. Eating meals together, and assisting others in their duties, as well as ensuring moral stays high with group games and movies, or walking a lap outside within the base to get fresh air.

The COVID-19 has created an atmosphere of fear, but the community dynamic has achieved something that I think is an example for all Canadians. Self-isolating doesn't need to mean disconnecting. Taking precautions does not mean you need to mentally and physically deteriorate yourself. Many social gatherings are cancelled, and gyms are closed, but it is in no one's benefit to wither in front of Netflix all day without any stimulation.

What I can take away from this experience is resilience, and that no matter what challenges may face us, working together we can overcome them, one must be willing to put aside their own inclinations and consider their actions on others. Taking precautions to keep everyone safe is in the best interest of all Canadians, but detaching yourself is not, we are all here for each other.


Would you like to read Servir in its entirety? Click here to access the PDF (last publication before the Covid-19 crisis).