Vivre avec la distanciation sociale

 
Le journal de la communauté militaire - Garnison Saint-Jean et région de Montréal Contactez-nous    Format PDF

CLICK HERE TO ACCESS THE ENGLISH VERSION

03 juin 2020- Barry Crago - coordonnateur Prévention, soutien et intervention, CRFM

 
Je suis travailleur social au Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) et je vis avec la distance sociale comme tout le monde. J'ai été frappé de voir comment des membres de certaines familles m'ont dit que l'expérience les avait rapprochés et que d'autres personnes parlaient de problèmes profonds qui remontaient à la surface. Certains s’en sortent bien, relèvent les défis, tandis que d'autres peuvent être dépassés, épuisés, seuls et déprimés. Parfois, je ressens toutes ces choses, à différents moments de la journée. De quoi avons-nous besoin pour être résilients?

Qu'est-ce qui est stressant pour vous durant cette pandémie? La peur de mourir? La peur d’être seul? La peur de perdre votre revenu et la pauvreté? La peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ceux que vous aimez? C’est un cocktail assez toxique. D’autant plus s’il faut demeurer dans le même espace 23 heures par jour pendant deux ou trois mois. Comme l'a dit Jean-Paul Sartre: « Si vous vous sentez seul quand vous êtes seul, vous êtes en mauvaise compagnie. » Être seul est souvent chéri comme un moment de méditation calme, nous ancrant dans le présent. Cela peut aussi être un moment où nos pensées tournent au-delà de notre contrôle, ruminant sur des choses que nous souhaiterions être différentes mais que nous ne pouvons pas changer.



Se distraire de la peur

La dépression survient lorsque nous perdons le goût de la vie - lorsque nous passons trop de temps à avoir peur, lorsque nous commençons à croire que nous ne sommes pas aimés ou que nous ne valons rien. Nous devons être en contact avec des gens qui nous aiment, nous sentir connectés avec eux et nous devons savoir ce que nous voulons leur dire. La meilleure façon d'arrêter la spirale de la dépression est d'essayer d'être la meilleure personne que nous pourrions être et d'essayer d'être gentil avec les gens qui comptent pour nous.

Nous pouvons nous distraire de la peur en étant aimant envers ceux qui comptent. Nous pouvons trouver plus de résilience en nous-mêmes lorsque nous décidons de la manière dont nous voulons être pendant cette période de stress. Il est également utile d'avoir de la chance, d'être avec sa famille et ses amis (même au téléphone ou à six pieds de distance), de ne pas avoir à se soucier du prochain repas ou du prochain loyer ou paiement hypothécaire.

Cela aide également de pouvoir partager avec quelqu'un, parfois un ami, parfois quelqu'un de neutre comme un travailleur social au CRFM. N'oubliez pas que nous sommes là, disponibles pour des consultations via Internet ou par téléphone et, bientôt, en personne.


Vous aimeriez lire Servir dans son intégralité ? Cliquez sur ce lien pour accéder à la version PDF. Il s'agit de la dernière édition publiée avant la crise de la Covid-19.

 

Living with social distancing


Barry Crago - Prevention, Support and Intervention Coordinator, MFRC

I am a social worker with the Military Family Resource Centre (MFRC), living with social distancing just like everyone else. I have been struck how members of some families tell me that the experience has brought them closer together, and other individuals talk about troubles brewing, coming to the surface. Some manage well, thrive on the challenges, others can be overwhelmed, worn down, lonely and depressed. Sometimes I feel all of those things, at different times of the day.  What do we need to be resilient?

What is stressful for you during this pandemic? Fear of dying? Fear of being alone? Fear of loss of income and poverty? Fear that we can’t provide for those we love? That’s a pretty toxic cocktail. Let’s add to that being in the same space 23 hours a day for two or three months. As Jean-Paul Sartre said, “If you’re lonely when you’re alone, you’re in bad company.”  Being alone is often cherished as a time for calm meditation, anchoring ourselves in the present. It can also be a time when our thoughts spiral beyond our control, ruminating over things that we wish were different but that we can’t change.



To distract ourselves from fear

Depression comes when we lose the taste for life- when we spend too much time afraid, when we start to believe we are not loved, or that we are not worth anything. We need to be in contact with people who like us, to feel connected to them, and we need to know what it is we want to say to them. The best way to stop the spiral of depression is to try and be the best person we know how to be, and to try and be nice to the people that matter to us.

We can distract ourselves from fear by being loving to those who matter. We can find more resilience in ourselves when we decide how we want to be during this time of stress. It also helps to be lucky, to be with family and friends (even on the phone or six feet away), to not have to worry about the next meal or the next rent or mortgage payment.

It also helps to share with someone, sometimes a friend, sometimes someone neutral like a social worker at the MFRC.  Remember, we are here, available for consultation using the internet or the phone, and soon, in person.

 
Would you like to read Servir in its entirety? Click here to access the PDF.