Vivre sainement avec une blessure de stress opérationnel

 
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27 mai 2020- Yves BélangerServir

La gestion du stress, la psychologie sportive et la méditation ont été plus que bénéfiques pour le vétéran Martin Laperrière. Aujourd’hui, grâce à ces outils, il vit une vie épanouie malgré la blessure de stress opérationnel avec laquelle il est aux prises depuis son retour de mission en Afghanistan, en 2009.

Ancien fantassin au sein de 2e Bataillon, Royal 22e Régiment (1993-2004) et membre de la branche du renseignement militaire au 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (2004-2017), le Sgt Laperrière a quitté les Forces armées canadiennes (FAC) en 2017 après 25 ans de service. Il a développé un réel intérêt pour tout ce qui entoure la santé mentale. 


Le sergent retraité Martin Laperrière. (Photo : courtoisie)

Le vétéran explique qu’il y a encore divers stigmas concernant la maladie mentale, dont les blessures de stress opérationnel, malgré le fait que la situation se soit grandement améliorée. « On comprend mieux maintenant ce que sont les problèmes reliés à la santé mentale et il y a beaucoup moins de jugement. Toutefois, certaines personnes ne savent toujours pas quoi faire et comment agir avec des personnes ayant des problèmes de santé mentale. C’est à ce niveau qu’il reste du travail à faire, selon moi. »

Il avoue avoir obtenu des soins de premier choix de la part des spécialistes des FAC. « Nous avons d’excellents spécialistes au sein de notre organisation. Les soins que j’ai reçus m’ont vraiment aidé. »

Des techniques utiles

En s’intéressant de plus en plus au sujet, Martin Laperrière a trouvé de bonnes méthodes de gestion du stress pour améliorer son bien-être de tous les jours, notamment la cohérence cardiaque, que plusieurs appellent la respiration diaphragmatique. Cette technique consiste à effectuer six respirations profondes par minute, pendant cinq à dix minutes, à quelques reprises chaque jour. « Les militaires des forces spéciales utilisent ces méthodes depuis des années et cela donne de très bons résultats pour gérer le stress et l’anxiété. »


Le sergent retraité Martin Laperrière a oeuvré au sein des Forces armées canadiennes de 1993 à 2017. (Photo : courtoisie)

Le vétéran porte aussi un grand intérêt à la psychologie sportive et la préparation mentale des sportifs. « À mon avis, la préparation mentale des militaires doit ressembler à celle des athlètes professionnels parce que le stress vécu est souvent similaire. » 

Il rappelle que les psychologues sportifs soutiennent que la gestion des émotions, du stress, des revers comme des succès sont des éléments clés d’un état d’esprit idéal pour une performance d’élite. « On ne décide pas de faire un marathon après deux semaines d’entraînement. Cela exige une meilleure préparation. C’est la même chose pour la santé mentale. Il faut la promouvoir au même titre que la santé physique. » 



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