Rentrer au bercail un peu trop tôt !

 
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27 avril 2020- second sergent Bruno Martin Lamas, Armée du Brésil, étudiant du cours de français au détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes
 
En étant militaires, nous avons tous une routine pleine d’activités administratives ou opérationelles. Nous assumons des responsabilités, obligations, missions et, souvent, nous n’avons pas d’horaires fixes pour faire tout ça. De plus, et non moins important, quand nous sommes chez nous, nos proches demandent notre attention et notre affection. Quelquefois, dans nos vies quotidiennes, le temps passe si vite que nous ne sommes pas capables de réserver un moment pour étudier, par exemple.
 

Dans ce contexte, avoir l’occasion de participer à un programme dédié à l’enseignement des langues, avec toutes les nuances et caractéristiques de l’École de langues des Forces canadiennes, était une chance en or pour moi. Quand j’ai reçu l’information que j’étais sélectionné pour voyager au Canada, étudier le français et apprendre la culture de ce grand pays, je n’ai pas pu le croire.


Le second sergent Bruno Lamas, de l’Armée du Brésil, étudiait le français dans le cadre du Programme d’instruction et de coopération militaires. En raison de la pandémie de coronavirus, il a dû interrompre sa formation et quitter le Canada. (Photo : Det Saint-Jean ÉLFC)

 
La première impression a confirmé presque tout ce que j’espérais. À la Garnison Saint-Jean, nos logements, le gym, la salle à manger et le mess... Toute la structure de la Méga était assez confortable et propice pour que nous puissions atteindre les objectifs du programme sans problèmes! Nous avons été tous bien reçus par l’équipe de l’école. Quand nos classes ont commencé, on a pu réaliser que nos professeurs feraient tout en leur possible pour que nous apprenions le maximum de connaissances sur la langue française et le Canada.
 
On a travaillé dur pour améliorer notre compétence linguistique. Par ailleurs, nous avons aussi eu l’occasion de connaître les villes de Saint-Jean, Montréal et Ottawa. Tout marchait bien et on pouvait voir le progrès de tous les élèves. Malheureusement, après deux mois au Canada, la crise du coronavirus nous a surpris. Mauvaise nouvelle : nous devions rentrer dans notre pays avant l’heure de la fin de cours.
 
C’était difficile d’accepter que le rêve allait finir comme ça. Mais, une fois de plus, l’équipe de l’école était là pour nous aider à traverser ce moment difficile. Le séjour au Canada a été court mais, en même temps, intense et très apprécié. J’ai appris beaucoup et, sûrement, je me souviendrai de cette expérience incroyable pendant toute ma vie. Merci à toute l’équipe du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes. Tout le meilleur pour l’avenir !  
 
 
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