Redonner vie à un trésor du patrimoine

 
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13 mars 2020 - Yves Bélanger, Servir

Le major Maxime Fournier est commandant de l’Escadron des transmissions du Service des technologies de l’information du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Pendant cinq ans, il a travaillé pour redonner vie à une œuvre offerte en 1958 à l’ancien mess des officiers de la Garnison Montréal et qui avait été démantelée lors de la démolition du vieux bâtiment. Le 17 février, il était fier de redonner au mess cette pièce patrimoniale.


Lors de sa mutation dans la région, il y a cinq ans, le Maj Fournier a commencé à s’impliquer au sein des mess de la Garnison Montréal. « Je me suis intégré au groupe ayant pour mandat la rénovation des mess. Je me suis alors dit qu’il serait important de mettre l’emphase sur le patrimoine militaire. »


Le major Maxime Fournier pose fièrement devant l’œuvre restaurée. (Photo : courtoisie )

En discutant avec le responsable du Musée de la logistique des Forces canadiennes, Andrew Gregory, le militaire a appris que l’organisme détenait dans ses locaux une oeuvre en bois qui se retrouvait autrefois sur les murs de l’ancien mess. « Je me suis donc rendu sur place pour la découvrir. En fait, celle-ci était en pièces détachées et il manquait des morceaux. J’ai quand même été en mesure de constater qu’il s’agissait de la reproduction d’un magnifique insigne. »

Ses recherches lui ont permis de découvrir qu’il s’agissait de l’insigne du Corps canadien des magasins militaires (CCMM). « C’est un élément d’approvisionnement de l’Armée canadienne qui a été intégré en 1968 avec les éléments de transport, d’administration et de finance pour former le Service de la logistique. » 

Cette version agrandie de l’insigne avait été offerte en 1958 par les officiers du Corps du Génie électrique et mécanique royal canadien (GEMRC) de la Garnison Longue-Pointe au mess des officiers du Corps royal canadien des magasins militaires (CRCMM) en remerciement de l’hospitalité et de la gentillesse de ses membres. « L’insigne visait également à rappeler aux futurs officiers la coopération et la camaraderie régnant entre les deux Corps. »


L’œuvre originale qui prenait place sur les murs de l’ancien mess des officiers de la Garnison Longue-Pointe. (Photo : courtoisie)

Composée de trois boulets et de trois canons, l’œuvre est surmontée d’un castor en bois sculpté. « Le pauvre castor était en mauvaise condition et on y retrouvait diverses taches de peinture. Quant au présentoir en bois dans lequel reposaient les boulets et canons, il avait disparu. En plus, il ne restait que deux canons et les boulets étaient dans un état désastreux. » Le Maj Fournier a effectué des recherches pour retrouver le canon manquant qui avait été offert au 34e Groupe-brigade du Canada. « Ils ont gentiment accepté de nous rendre la pièce. »

Restauration

Mettant la main sur des documents et des photos de l’œuvre dans son état original, le Maj Fournier a entrepris le processus de restauration en faisant appel à divers contacts au sein de la 2e Division du Canada. « J’ai tout d’abord contacté le 5e Régiment de génie de combat à la Base Valcartier pour savoir si l’équipe serait en mesure de recréer le présentoir de l’insigne et de restaurer les pièces métalliques. Ils ont accepté de m’aider à temps perdu dans mon projet. » 

Au cours des cinq dernières années, plusieurs échanges téléphoniques et par courriels ont été effectués. « Nous voulions concevoir une pièce identique, dans le même style de bois. Nous nous sommes donc parlé régulièrement pour arriver à nos fins. » Pour sa part, le castor a été confié à un ébéniste de talent qui a su rendre à la pièce sa beauté d’origine.

De retour au mess

L’œuvre a maintenant retrouvé sa place sur les murs du mess. Inutile de dire que le Maj Fournier a été impressionné par le travail de restauration effectué. Pour lui donner de la valeur, il a fait ajouter un système de rétroéclairage à l’intérieur du présentoir. « Nous avons également ajouté un plexiglas de qualité pour éviter que les gens puissent toucher aux différentes pièces et les abîmer. »
Le militaire termine en disant espérer que ce travail permettra de donner le goût aux membres des Forces armées canadiennes de découvrir le patrimoine de l’organisation et de l’intégrer de plus en plus dans leur quotidien.


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