Entraînement des militaires : les FAC peuvent être fières !

 
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13 mars 2020 - Yves Bélanger, Servir

Du 11 au 14 février se tenait le cinquième Congrès international de la performance physique des soldats (ICSPP) à Québec. Du personnel des Programmes de soutien du personnel (PSP) de la région Montréal et de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC) y a pris part. Leur constat : même s’il reste du travail à faire, parmi les délégations présentes à l’événement, les Forces armées canadiennes (FAC) étaient dans le peloton de tête. 


Quelque 680 participants provenant de 28 pays assistaient à ce qui se veut le plus important congrès en recherche appliquée sur les performances humaines militaires. Pascal Vincent, gestionnaire de la Promotion de la santé, y a découvert que les principales problématiques étaient pratiquement les mêmes dans les différents pays présents. « Entre autres, nous nous retrouvons tous à négocier avec la malbouffe, l’embonpoint et les problèmes de sommeil au sein des troupes. »


Des candidats de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à l’entraînement. (Photo : ELRFC)

Il soutient toutefois que les FAC se retrouvent en bonne position avec ses méthodes d’entraînement. « Nous avons au fil des ans dépassé le conditionnement physique de base. Aujourd’hui, nous travaillons plus en fonction du bien-être général de nos militaires. » Il explique que les FAC sont très structurées dans ce domaine et que grâce aux recherches effectuées par les équipes de spécialistes, elles sont également très documentées. « Nous avons une super bonne équipe de recherche à Ottawa. »

Il rappelle qu’ici même, à la Garnison Saint-Jean, Marie-Andrée Laroche, spécialiste de l’exercice aux PSP, a récemment effectué une recherche pour aider à prévenir les blessures chez les candidats de l’ELRFC. « La présentation de son étude lors du congrès a été fort appréciée. Plusieurs ont été impressionnés par son travail. »

La collaboration, un atout

Pour sa part, le major Éric Ouellet, chef d’état-major des opérations à l’ELRFC, représentait le commandant de l’établissement, le lieutenant-colonel Guillaume Tremblay. Il était ravi de voir que les FAC sont sur la bonne voie en ce qui concerne l’entraînement des militaires. « La collaboration que nous avons établie avec certaines agences comme la Protection de la santé et de la Force a été fort bénéfique », indique-t-il en ajoutant que la contribution des PSP est également un atout qui permet aux FAC de se démarquer.

Mona Raouf, gestionnaire du reconditionnement aux PSP de la région de Montréal, raconte qu’elle est revenue très motivée. « J’ai trouvé fantastique d’échanger avec d’autres spécialistes à propos de la condition physique des militaires. »

Elle a grandement apprécié de pouvoir prendre connaissance de ce qui se fait ailleurs et aller chercher des idées. « Oui, nous sommes en avance ici, mais il y a toujours de la place pour l’amélioration. »

Elle a profité de l’occasion pour développer des liens avec des spécialistes étrangers. « J’aimerais bien entre autres pouvoir travailler en collaboration avec certains d’entre eux pour développer de nouvelles approches. Ce serait bien qu’au prochain congrès, qui aura lieu à Londres dans trois ans, nous puissions présenter une expertise développée à la suite de ce type de collaboration. »

Notons en terminant que cette année, le congrès était organisé par la Recherche et Développement en performance humaine, la Direction du conditionnement physique et les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes.


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