Mois de l’histoire des Noirs : savoir faire sa place

 
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12 février 2020 - Yves Bélanger, Servir

Après 22 ans passés au service des Forces armées canadiennes (FAC), le caporal-chef Vladimir Raphaël, instructeur à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), assure que la place des Noirs au sein des troupes a grandement évolué, et ce, dans le bon sens.



Le caporal-chef Vladimir Raphaël, instructeur à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes. (Photo : archives)

« Je me suis enrôlé en 1995 au sein du 34e Régiment de génie de combat – détachement Rouyn-Noranda comme ingénieur de combat. À cette époque, on trouvait encore peu de militaires noirs au sein des FAC.»

Malgré le fait qu’il dit avoir été victime de racisme dans la vie, il a persévéré et, trois ans plus tard, il est passé de la Réserve à la Force régulière en se joignant au 5e Régiment de génie de combat. En 2003, il a décidé de changer de métier pour devenir signaleur.

Au fils des ans, il a été muté un peu partout au Canada. Il a également eu l’opportunité de participer à différentes missions à l’étranger, soit en Afghanistan, au Soudan et en Haïti où il a été déployé à trois reprises. « Le fait que je parle créole était un atout important pour les FAC. On voulait même que j’y retourne en 2010, mais j’étais déjà déployé à Vancouver pour la tenue des Jeux olympiques. »

Retrouvailles

Aujourd’hui, instructeur à l’ELRFC, le Cplc Raphaël avoue être très heureux. « J’adore ce boulot. Je trouve cela intéressant que les soldats en devenir puissent être entouré d’instructeurs représentant la diversité canadienne. Ça prouve que les choses évoluent. »

Il est d’autant plus fier de travailler de nouveau aux côtés de son mentor. « J’ai travaillé pour lui il y a quelques années en tant que signaleur. J’ai toujours senti qu’il m’appréciait pour mes compétences et que la couleur de ma peau ne faisait aucune différence. Il voulait me voir avancer dans les FAC et m’a beaucoup encouragé. Je lui en suis très reconnaissant. »

Il soutient que c’est grâce à des militaires tels que son mentor que les choses ont évolué dans les FAC. « Ce dernier connait très bien chacun de ses soldats. C’est un homme qui a beaucoup travaillé pour l’acceptation des minorités au sein des troupes. »

Faire sa place

Le Cplc Raphaël termine en assurant qu’il y a de la place pour tous dans les Forces. « Il reste encore du travail à faire, mais les minorités sont aujourd’hui très bien acceptées. Les portes sont ouvertes. Nos prédécesseurs ont tracé le chemin pour nous. »

Il mentionne que peu importe la couleur de la peau, l’important au sein d’une telle organisation est de faire sa place. « Il ne faut pas avoir peur de s’intégrer et de montrer ce qu’on est capable de faire dans ce milieu de travail. » 

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