Mieux connaître ses origines autochtones

 
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29 janvier 2020 - Yves Bélanger, Servir

Depuis l’âge de 16 ans, elle souhaitait faire une carrière militaire. L’été dernier, elle a fait le saut en s’inscrivant au programme Carcajou qui, en plus de lui faire réaliser son rêve, lui a permis de renouer avec ses origines autochtones. Aujourd’hui âgée de 19 ans, le soldat Fanny Caouette-Vidaillac,  est réserviste au sein de la 4e Compagnie du renseignement.



Le soldat Sdt Fanny Arcouette-Vidaillac en compagnie de son oncle Michel Houde (droite), son père, Pierre Caouette, et sa tante Florienne Caouette.
(Photo : courtoisie)


Née d’un père Autochtone et d’une mère Française, le Sdt Caouette-Vidaillac a vécu une grande partie de sa vie en Colombie-Britannique. Elle a découvert la vie militaire lors d’une visite scolaire à l’unité de réserve de sa région. « J’ai tout de suite senti que c’était adapté pour moi. Mes parents trouvaient toutefois que j’étais encore trop jeune pour m’enrôler. »

Une fois ses études collégiales terminées, elle a décidé de partir à l’extérieur du pays quelque temps afin de commencer sa découverte du monde. C’est à son retour qu’elle a pris la décision de s’enrôler comme réserviste. « Je savais que je voulais poursuivre mes études à Montréal. En cherchant les différentes options sur le Web, j’ai découvert le programme Carcajou, un programme d’instruction d’été unique combinant culture et enseignement autochtone ainsi qu’instruction militaire. »

Ayant des origines micmaques et innues, la militaire avoue ne jamais s’être sentie plus attirée qu’il ne le faut par la culture autochtone. « Je me suis dit que ce programme d’entraînement me permettrait d’en connaître plus sur les traditions de mes ancêtres. »

Elle dit avoir littéralement adoré ses 12 semaines de formation à la Base Valcartier. « En plus d’apprendre à devenir un bon soldat, j’ai découvert un monde passionnant : celui des Premières Nations. J’ai entre autres adoré apprendre à bâtir un tipi et entendre parler de cette culture qui, en partie, est la mienne. »

Actuellement, en plus de travailler au sein de la 4e Compagnie du renseignement, dont les bureaux sont situés à Montréal, le Sdt Arcouette-Vidaillac étudie les sciences politiques à l’Université McGill. « J’aime apprendre à mieux comprendre les dynamiques entre les différents pays. »

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