De Ranger junior à médecin

 
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14 août 2019 - Yves Bélanger, Servir

Il y a à peine 10 ans, Dylan Vatcher était membre de la patrouille des Rangers juniors canadiens (RJC) de La Tabatière sur la Basse-Côte-Nord. Aujourd’hui, il  vient de terminer son doctorat en médecine à l’Université McGill.

C’est à l’âge de 12 ans que Dylan Vatcher est devenu un Ranger junior canadien. « J’ai participé à ce programme pendant cinq ans, jusqu’à la fin de mes études secondaires. » C’est à ce moment qu’il a décidé de se diriger vers la médecine. « Je ne savais pas trop ce que je voulais faire au début de l’adolescence. J’aimais la nature et les animaux, mais sans plus. Mais, à 17 ans, j’ai vraiment compris que je souhaitais devenir médecin. »


Le Dr Dylan Vatcher. (Photo : Facebook)

Il explique que son passage chez les RJC a été déterminant dans sa vie. « Cela m’a donné accès à de magnifiques opportunités. Activement impliqué au sein de ce programme, j’ai entre autres eu la chance de participer à différents camps et à un voyage humanitaire au Pérou en 2011, sans compter les diverses formations. »

La médaille Lord Strathcona, la plus haute récompense pouvant être décernée à un RJC ou un cadet, lui a été octroyée au cours de cette période de sa vie pour souligner sa performance exceptionnelle en instruction physique et militaire. « Lorsque je me suis inscrit au programme de médecine, on retrouvait principalement dans mon curriculum vitae des activités que j’ai effectuées avec les Rangers. »

Loin de la maison

Les études l’ont obligé à vivre loin de chez lui. Il ne regrette toutefois pas son choix. « Il y avait pour moi une opportunité et je l’ai prise. Cela ne m’empêche pas de retourner à La Tabatière de temps en temps. »


Dylan Vatcher, alors qu’il était membre de la patrouille des Rangers juniors canadiens de La Tabatière. (Photo : Facebook)

Il termine en encourageant les adolescents des régions éloignées à ne pas hésiter à quitter quelques années leur milieu pour faire des études, quitte à y retourner une fois leur diplôme obtenu. « Nous avons la chance, particulièrement au Québec, d’essayer différents programmes dans les cégeps avant de déterminer un choix de carrière. Les Autochtones bénéficient d’un soutien important du gouvernement, notamment en médecine. »

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