Les tresses et la spiritualité autochtone

 
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19 juin 2019 - ​Sergent Chris Crompton, Commandant de peloton, École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, et membre de l’Équipe Diversité +​
 

Souvent, quand on pense à un Autochtone «traditionnel», on pense à un grand homme fier au visage impassible, portant deux tresses coulant sur ses épaules. Ce sont de ces tresses dont il sera question dans cet article.

L’adoption en 1867 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique et d’autres lois des États-Unis et du Canada a mis fin aux activités traditionnelles. L’intention derrière ces documents officiels était d’assimiler les Autochtones et de les contraindre à adopter un comportement européen. Ce n’est que dans les années 1950 qu’il y a eu une résurgence de la culture autochtone ; le tressage des cheveux a été l’une des principales pratiques à faire son retour. 



Avant la colonisation, les tresses faisaient principalement partie de la tradition tribale des plaines, mais, après les années 1950, la tradition s’est répandue. Plusieurs enseignements expliquent pourquoi nous laissons pousser nos cheveux et ce que représente chaque section de la tresse. Je vous partage l’explication de mes Aînés. 

Un enfant tresse ses cheveux, avec l’aide de sa mère et de son père, en une seule tresse pour démontrer qu’il reconnaît que les trois choses ayant le plus d’importance dans sa vie sont le Créateur, la Terre Mère et sa mère. Ces trois entités sont plus fortes unies qu’elles ne le seraient séparées, et font en sorte qu’en vieillissant, l’enfant devient grand et fort, comme un arbre.

Un jeune homme ne fait qu’une seule tresse pour montrer à sa communauté et au monde entier qu’il n’a pas oublié les leçons apprises pendant son enfance. Elle sert aussi de symbole explicite représentant le fait qu’il n’est pas engagé : une jeune femme qui s’éprend de lui commencerait sa cour en tirant sur sa tresse de façon espiègle.

Un homme marié a deux tresses : l’une pour rendre hommage à sa mère (et sa famille), l’autre pour rendre hommage à son épouse (et sa famille). Ces tresses feront toujours partie de la vie d’un homme marié, et ne seront coupées que s’il perd quelqu’un de très proche ; plus il était proche de la personne en question, plus la tresse sera coupée court. S’il advenait qu’il vive plus vieux que son épouse, il couperait ses cheveux très courts, trop courts pour être portés en tresse, et chaque tresse ainsi coupée serait offerte à la défunte dans son entièreté. Pour le reste de sa vie, il aurait les cheveux courts, démontrant à la communauté qu’il est toujours en deuil d’une famille qui ne sera jamais plus complète en ce monde.

Aujourd’hui, plusieurs Autochtones portent leurs cheveux suivant toutes sortes de styles, et il serait impossible d’énumérer toutes les justifications de leur choix, et si une raison se cache même derrière leur style. Si vous voulez honnêtement en savoir davantage, apprenez à connaître la personne et vous aurez sans doute votre réponse. 

Meegwetch

L’Équipe Diversité +

Saviez-vous que les Autochtones comptent parmi les groupes représentés par l’Équipe Diversité + ? Si vous aimeriez contribuer à améliorer la qualité de vie au travail au sein du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, joignez-vous à cette équipe. Information : SvcPersEquipeD@intern.mil.ca

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Braided hair and Aboriginal Spirituality

19 juin - Sergeant Chris Crompton, Platoon Commander, Canadian Forces Leadership and Recruit School, and member of Diversity + Team

Often when we think of a “traditional Aboriginal person” our minds conjure up a tall proud man with an impassive face and two braids cascading over each shoulder. Those braids are the crux of this article.


When the British North America (BNA) Act was passed in 1867 it, along with other laws in the US and Canada, put a damper on traditional activities in order to assimilate Aboriginal people into European style behavior. In the late 1950’s there was a resurgence of Aboriginal culture and one of the key practices that came back was braided hair. 

Braided hair was primarily a plains tribal tradition, before colonization, and spread far and wide after the 1950’s. There are many different teaching as to why we grow our hair and what each section of the braid represent. My Elders have always explained it to me as follows:

A child braids their hair (with the help of Mom and Dad) in a single braid to show that s/he knows the three most important people in her/his life are the Creator, Mother Earth and Mother; those three entities bound together in equal measure are stronger than they are apart and make the child grow straight and tall like a tree. 



A young man braids his hair in a single braid to show the world (and his community) that he has not forgotten the lessons of his childhood and it also acts as an outward sign to the young women that he has not been “spoken for”; a young woman interested in him would start the courtship rituals by playfully tugging on his braid. 

A married man wears two braids one to honor his Mother (and her family) and one to honor his Wife (and her family), those two braids would always be part of a married man’s life, only being cut shorter if he lost someone very close to him (the closer the relation the more of the braid was cut to symbolize his loss) up to the possible and unfortunate event of outliving his wife in which case he would cut his hair too short to braid (the whole of each braid would be cut and gifted to his deceased wife) and for the rest of his life he would live with short hair showing the community that he will always grieve the family that will never be whole again in this world. 

Today many Aboriginal men wear their hair in a multitude of styles and no one list can give all the answers to “why”, or even if there is a why, but if you are genuinely interested in knowing more get to know the person first and you will undoubtedly have your answer. 

Meegwetch

Diversity + Team

Did you know that Aboriginal people are among the groups represented by the Diversity + Team? If you would like to help improve the quality of life at work in the Department of National Defense and in the Canadian Armed Forces, join this team. Information: SvcPersEquipeD@intern.mil.ca

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