Mets d’la crème !

 
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5 juin 2019 -Maxime Brouillard, Spécialiste – Promotion de la santé​

Soleil, soleil, soleil… Avouons qu’il s’est montré bien timide ce printemps. Ne nous décourageons pas, il saura se reprendre avec la saison estivale qui approche à grands pas. Mais comme avec bien d’autres petits plaisirs de la vie, mieux vaut ne pas en abuser. Sinon, le plus grand organe du corps, la peau, pourrait en souffrir.

Il est bien démontré que les rayons ultraviolets (UV) du soleil sont néfastes pour la peau. L’une des mesures les plus importantes pour se protéger est d’utiliser un écran solaire dont le rôle est d’absorber ou de réfléchir les rayons UV. Mais attention !


Les écrans solaires ne doivent pas être utilisés dans le but de demeurer au soleil plus longtemps que d’habitude. C’est ce qu’explique le vulgarisateur scientifique Olivier Bernard sur son site Internet lepharmachien.com. Dans un article intitulé « À propos de la crème solaire supposément cancérigène », M. Bernard relate une étude suggérant que les taux de mélanome (une forme de cancer de la peau) sont plus élevés chez les gens utilisant de la crème solaire que chez les gens n’en utilisant pas. Or, cela s’expliquerait plutôt par le fait que les gens se mettant plus d’écran solaire passent plus de temps au soleil. Les taux plus élevés de mélanome sont donc causés par une trop grande exposition au soleil, et non par l’écran solaire !

Comment choisir ?

Qu’il soit sous forme de crème, atomiseur, lotion, gel ou bâton, un bon écran solaire doit avoir un facteur de protection solaire (FPS) de 30 ou plus. Le FPS est un coefficient entre la quantité d’UV nécessaire pour produire un coup de soleil avec et sans la protection solaire. On doit y retrouver le logo de l’Association canadienne de dermatologie (ACD). Ceci garantit la sécurité et l’efficacité du produit. L’étiquette doit également porter la mention « à large spectre », afin de se protéger contre les ultraviolets B (UVB) et les ultraviolets A (UVA).

À ce sujet, on peut lire sur le site de l’ACD : « Les rayons UVB sont de plus courte longueur d’onde. Ils affectent les couches supérieures de la peau et causent les coups de soleil, le bronzage et le cancer de la peau. Les rayons UVA, quant à eux, pénètrent plus profondément, ce qui cause le vieillissement prématuré de la peau et peut contribuer au développement du cancer de la peau. »

Les produits portant les mentions « minéral », « physique » ou « sans produits chimiques » peuvent convenir davantage aux personnes qui ont la peau sensible et qui sont intolérantes aux écrans solaires. Il faut alors rechercher des ingrédients comme l’oxyde de titane ou de zinc. Il serait également préférable d’utiliser des écrans sans fragrance ou parfum. Les produits conçus plus spécifiquement pour le sport contiennent des ingrédients additionnels afin de mieux fixer l’écran sur la peau.

Quand ? Quelle quantité ? 

Malgré ce que l’on croit, un écran solaire commence à fonctionner immédiatement après l’application. Il faut toutefois attendre 15 minutes avant la baignade pour que le produit se fixe sur la peau. Un adulte moyen a besoin d’une cuillère à thé pour le visage et le cou (ne pas oublier les oreilles) et de deux à trois cuillères à soupe pour le corps. Il est important de renouveler l’application après la baignade, un exercice vigoureux, une transpiration abondante ou s’être essuyé à la serviette.

Porter des vêtements protecteurs, des lunettes de soleil et rechercher l’ombre sont d’autres stratégies. Mais attention ! Les rayons UV peuvent nous atteindre en étant réfléchis par le sol, le sable, l’eau, la neige, etc. Alors même à l’ombre, mieux vaut utiliser un écran solaire !
En terminant, rappelez-vous qu’un teint bronzé n’est absolument pas un indicateur d’une bonne santé ! 

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