Retour remarquable d’un haltérophile

 
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8 mai 2019 - Yves Bélanger, Servir
 
Cinq ans après avoir délaissé l’haltérophilie, le major Sacha Amédé, commandant du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes (Dét St-Jean – ÉLFC), a repris l’entraînement en septembre 2018. Il semble que ces années sabbatiques n’ont pas eu d’effet négatif sur lui puisque le 28 avril, il a terminé au premier rang chez les hommes de 96 kg et plus au Championnat canadien des maîtres d’haltérophilie qui s’est déroulé en Ontario.


L’athlète militaire est très fier de sa performance qui lui donne accès au Championnat mondial des maîtres d’haltérophilie qui aura lieu à Montréal, du 16 au 24 août. Il croit même avoir de bonnes chances d’y terminer dans les premiers rangs. « Si tout continue de bien aller, je devrais être en mesure de monter sur une des marches du podium. »

Haltérophile de longue date

Le Maj Amédé a débuté l’haltérophilie à l’âge de 12 ans. « Je pratiquais plusieurs sports, dont le baseball, la lutte olympique, le hockey et le tennis de table (<I>ping pong<I>). » C’est d’ailleurs en se rendant aux pratiques de tennis sur table qu’il a commencé à s’intéresser à l’haltérophilie. « Il y avait des cours de cette discipline offerts dans le local voisin de celui où je pratiquais. Un jour, je suis allé rencontrer l’entraîneur et il m’a convaincu d’essayer ce sport qui est rapidement devenu une passion. » Au fil du temps, il a eu la chance de participer à divers championnats au pays et à travers le monde. 


Le major Sacha Amédé, commandant du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes.  (Photo : Cpl Myki Poirier-Joyal – Imagerie Saint-Jean)

Père de cinq enfants, le Maj Amédé a fait le choix en 2013 de mettre de côté l’haltérophilie. « J’avais moins de temps pour cela. Heureusement, mon travail fait en sorte que j’ai continué quand même à m’entraîner pour garder la forme. » Arrivé à la Garnison Saint-Jean en juillet dernier et étant en restriction imposée, le militaire s’est remis à l’haltérophilie. « Étant loin de ma famille, je me retrouvais seul la majorité des soirs et des fins de semaine. J’ai donc repris l’entraînement intensif pour me désennuyer. »

En raison d’une blessure à la hanche survenue en janvier, le militaire avoue s’entraîner sagement, sans pousser son corps au maximum. Cela ne l’a pas empêché de remporter les honneurs le 28 avril. « J’étais content de participer à ce championnat. D’autant plus que j’y ai revu Louis Payé, mon premier entraîneur. Cela faisait une trentaine d’années que je n’avais pas revu cet homme qui m’a donné la piqûre de ce sport. »
Et maintenant, deux compétitions d’envergure l’attendent. « J’ai décidé de m’inscrire au Championnat panaméricain des maîtres d’haltérophilie qui aura lieu à la fin du mois de mai, en Floride. « Je ne vais toutefois pas pousser trop la machine pour être à mon meilleur au Championnat mondial des maîtres d’haltérophilie cet été. »

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