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8 mai 2019 - Yves Bélanger, Servir
 
À l’occasion du jour de la Terre 2019, le Service conservation des ressources du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada (GS 2 Div CA) a invité le conférencier d’Équiterre, Simon Lardie, à parler d’écoresponsabilité. L’activité a eu lieu le 23 avril,  à la Garnison Montréal.


Au cours de sa conférence, Simon Lardie a soutenu que même si la Chine et les États-Unis sont les plus grands pollueurs de la planète, c’est au Canada que l’on retrouve le plus haut taux de déchets par habitant. « Selon l’Organisation des Nations unies, le taux des Canadiens représente quatre fois celui de la moyenne mondiale. »


Simon Lardie, conférencier pour Équiterre. (Photo : Yves Bélanger)

Le conférencier a insisté sur la grande responsabilité des Canadiens en ce qui concerne l’avenir de la planète. Il a entre autres donné quelques trucs permettant de limiter notre empreinte écologique lors de nos achats. « Faire des choix éclairés est une étape importante. Avant d’acheter un aliment, on peut se demander s’il a fait 5 000 km ou 80 km pour se rendre à l’épicerie. » Il est aussi important d’éviter la surconsommation. « À l’échelle mondiale, le tiers des produits comestibles sont gaspillés. Au Canada et aux États-Unis, ce pourcentage grimpe à 50 %. Et ces pertes surviennent en grande majorité chez les consommateurs. »

Pour Simon Lardie, il est primordial d’éviter le suremballage et de faire des choix de produits en ce sens. « Il faut aussi de plus en plus penser au cycle de vie des articles que l’on achète. Entre autres, les vêtements dont on ne veut plus n’ont pas besoin d’être jetés. Ils peuvent être donnés pour que d’autres personnes en profitent. On l’ignore, mais l’industrie des textiles et de la mode est le 2e secteur polluant le plus nos cours d’eau après celui des énergies fossiles. »



Le conférencier a également rappelé qu’au Québec, 45 % des gaz à effets de serre proviennent des transports et plus particulièrement du transport routier. « Il est clair que l’électrification des transports est une excellente option ici. Il faut aussi de plus en plus penser au transport en commun et à l’utilisation du vélo dans nos déplacements. »

Catastrophes naturelles

Bien entendu, la pollution a de graves impacts environnementaux. On n’a qu’à penser à la fonte des glaces, aux feux de forêt dévastateurs de plus en plus nombreux et, au Québec, aux inondations printanières récurrentes. « Lorsqu’on vit ce genre de situations, c’est désagréable. Cela a un impact économique important et peut même causer des décès. Toutefois, pour certaines populations de la planète, de telles catastrophes signifient un manque de nourriture, ce qui n’est pas le cas chez nous. »

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