Aux fourneaux dans l’armée comme au civil

 
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8 mai 2019 - Yves Bélanger, Servir
 
De nombreux métiers peuvent être exercés au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Parmi ceux-ci, on retrouve celui de cuisinier. Le matelot de 1re classe Fannie Fontaine et le matelot-chef Anthony Zimmer l’exercent à la fois dans la vie civile et au sein de leur unité de réserve, le Navire canadien de sa Majesté (NCSM) Donnacona.  


Passionnée de cuisine, le Mat 1 Fannie Fontaine compte quelques années d’expérience dans le milieu de la restauration. « J’aime ce métier que ma mère m’a appris dès mon jeune âge. »
Attirée également par l’aventure et les défis, elle a joint les rangs du NCSM <I>Donnacona<I> en 2013 où elle doit préparer les repas pour les membres d’équipage des navires sur lesquels elle est appelée à travailler. « Lors de ma dernière assignation, j'ai travaillé sur le NCSM Summerside, basé à Halifax. »


Le matelot de 1re classe Fannie Fontaine. (Photo : courtoisie)

Le Matc Olivier Zimmer est cuisinier au sein du NCSM Donnacona depuis son enrôlement en 2010. « Je me suis enrôlé comme cuisinier parce que je voulais apprendre des connaissances que je pouvais appliquer dans ma vie quotidienne. ». Au fil des ans, il a eu l’opportunité d’exercer ce métier dans le monde civil et au sein des FAC. « Jusqu’à l’an dernier, je travaillais dans un restaurant en plus du temps que je passais au sein de la Réserve. Pour l'instant je n'ai toutefois pas d'autre emploi, car je suis en train de monter ma propre entreprise. »

Deux milieux très différents

Le Mat 1 Fontaine explique que d’après son expérience, oeuvrer dans les cuisines d’un restaurant civil est beaucoup plus exigeant qu’au sein des cuisines d’un navire. Bien qu’elle affirme travailler aussi fort pour assurer la qualité de ce qui sera servi lors des repas, elle soutient que les cuisiniers sont beaucoup mieux traités au sein des FAC que dans les cuisines des restaurants. « Les heures de travail sont moins longues et l’ensemble des conditions de travail sont vraiment plus intéressantes. »

Le fait de préparer deux ou trois choix de repas à la fois est également moins stressant que de se retrouver dans une cuisine de restaurant traditionnel. « Ce n’est pas toujours évident de devoir préparer au fur et à mesure les repas au menu en fonction des demandes des clients. »


Le matelot-chef Anthony Zimmer. (Photo : courtoisie)

Le Matc Zimmer avoue s'amuser beaucoup en travaillant. « Je trouve également très satisfaisant de faire de la bonne bouffe pour des équipages. »  Il explique que les deux milieux de travail sont complètement différents. « Dans la cuisine civile, il est important que chaque assiette soit montée avec beaucoup d’attention. Dans un milieu de travail comme celui de la Réserve, le but est avant tout de réussir à servir beaucoup de monde dans un laps temps très restreint. La qualité des mets servis demeure toutefois le but ultime pour chacun des milieux. »

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