Transmettre la passion du parachutisme

 
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14 mars 2019 - Yves Bélanger, Servir
 
Alors qu’il était cadet au sein du corps de cadets 2394 de Drummondville, le capitaine Daniel Parenteau, capitaine-adjudant des Fusiliers de Sherbrooke, a développé la passion du parachutisme militaire. Après avoir œuvré au sein de divers commandos, le militaire, qui compte 34 ans de services au sein des Forces armées canadiennes, souhaite transmettre son savoir à la nouvelle génération de cadets. C’est pourquoi il a décidé cette année de s’impliquer dans la préparation de ceux qui souhaitent participer au cours de parachutisme offert chaque été.

Le cours de parachutiste de niveau élémentaire des Forces armées canadiennes est offert aux cadets de l’élément Armée. D’une durée de quatre semaines, il est donné à Trenton, en Ontario. Avant de se rendre à cette étape, les cadets intéressés doivent toutefois réussir haut la main leur test médical et certains tests d’aptitudes physiques.  


Le capitaine Daniel Parenteau, capitaine-adjudant des Fusiliers de Sherbrooke. (Photo : courtoisie)

Le Capt Parenteau explique que les 15 et 16 mars prochains, les 27 cadets qui souhaitent participer au prochain cours de parachutisme se soumettront à certaines épreuves physiques dans les locaux de l’Unité régionale de soutien aux cadets – Est (URSC Est), situés à Saint-Jean-sur-Richelieu. « Ils devront entre autres être en mesure d’effectuer au moins 32 redressements assis, sept tractions à la barre, en plus de courir une distance de 1,6 kilomètre en tout au plus 7 minutes et 30 secondes », explique le militaire en précisant que c’est l’adjudant-maître Roberto Orsini, de l’URSC (Est), qui est le maître d’œuvre de cette activité.

Ces dernières années, au terme de ces journées de tests, 12 cadets étaient retenus afin de prendre la direction de Trenton. Or, rendus là-bas, il arrivait que certains ne soient pas en mesure de poursuivre leur formation. « La préparation effectuée à Saint-Jean-sur-Richelieu ne permet pas de s’assurer que nos candidats sont prêts à sauter dans le vide, car certains sont aux prises avec le vertige », explique le Capt Parenteau.

Une étape cruciale

C’est pourquoi le militaire a proposé d’ajouter une journée supplémentaire de formation à la Base Valcartier. « Le 3e Bataillon, Royal 22e Régiment dispose d’une tour de simulation (mock tower) qui permet aux aspirants parachutistes de ressentir les effets du vertige et de pratiquer leurs sauts. Ils ont accepté que nous l’utilisions pour bien former nos cadets. Je suis très content. C’est une très belle démonstration d’entraide entre l’URSC Est et des unités des Forces armées canadiennes, qu’elles soient de la Réserve comme le 6e Bataillon, Royal 22e Régiment, ou de la force régulière, comme le 3e Bataillon.  Cela permet de supporter nos jeunes cadets et de les aider à relever des défis dignes de mention. »

Une quinzaine de cadets participeront à cette journée de formation le 4 mai. En avant-midi, ils se familiariseront avec l’équipement de parachutisme militaire. « Ils pratiqueront également les étapes de la descente et de l’atterrissage, en plus de celles à respecter à bord de l’aéronef. » En après-midi, les participants se rendront à la tour de simulation pour pratiquer leurs sauts.

Au terme de ces deux étapes de formation à Saint-Jean et Valcartier, douze cadets seront retenus pour suivre le cours de parachutisme au cours de la saison estivale. « J’estime que cette formation supplémentaire évitera à des jeunes de se rendre à Trenton et de quitter rapidement en raison de leur incapacité à surmonter leur peur des hauteurs. »

Le Capt Parenteau termine en disant souhaiter transmettre sa passion du parachutisme militaire aux cadets. « Pour moi, c’est une façon de rendre au suivant. C’est avec les cadets que j’ai obtenu mes ailes de parachutiste et ce sont elles qui m’ont permis de faire carrière dans un métier captivant. »