Des sacs d’urgence pour les femmes en détresse

 
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14 mars 2019 - Yves Bélanger, Servir

Afin de souligner la Journée internationale des femmes, du personnel de l’École de langues des Forces canadiennes - Détachement Saint-Jean (ÉLFC  Det Saint-Jean) s’est mobilisé pour offrir un peu de bien-être aux femmes victimes de violence conjugale. 

Nathalie Campagna, professeure de français à l’ÉLFC – Det Saint-Jean, explique que l’initiative d’une telle activité vient du comité des femmes de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) au sein duquel elle siège depuis moins d’un an. « J’ai trouvé l’idée excellente, car les organismes communautaires qui chapeautent ces maisons débordent et sont sous-financés. J’ai donc proposé aux membres de mon équipe de faire notre part. »



Les participants de la classe d’anglais de l’enseignante Nathalie Rivard : les matelots de 3e classe Luis Monzon, Cindy Auclair et Andrée-Anne Dion-Tessier, Nathalie Campagna, enseignante, soldat Anne-Sophie Cloutier, aviateur Fatemeh Ataiei, soldat Audrey-Anne Duchemin et Nathalie Rivard, enseignante. (Photo : courtoisie)

Les gens ont tout d’abord été invités à donner des sacs qu’ils avaient à la maison et qu’ils n’utilisaient plus. « Nous avons eu des sacs à dos, des sacs de sports et des sacs à main. » 
Ces sacs ont par la suite été placés dans différents secteurs de l’ÉLFC – Det Saint-Jean pendant trois semaines. Au fil des jours, les employés civils et militaires du secteur y ont déposé les articles requis : mouchoirs de poche, brosse à dent et pâte dentifrice, savon, serviette ou débarbouillette et serviettes hygiéniques. « Ils ont été très généreux et ont largement dépassé nos attentes en déposant dans certains sacs des billets de 20 $ et des lettres d’encouragement. Certains ont même ajouté des toutous que les mères pourront remettre à leur enfant. »

Elle poursuit en mentionnant que les élèves de certaines classes ont également participé au projet. C’est entre autres le cas de la classe d’anglais de l’enseignante Nathalie Rivard. « À eux seuls, ils ont réussi à remplir cinq sacs. »

Mme Campagna est particulièrement heureuse de constater avec quel enthousiasme ses collègues de travail ont embarqué dans le projet. « C’est une belle façon  pour nous de souligner la Journée internationale des femmes. Il y a encore trop de femmes qui sont victimes de violence conjugale. Plusieurs d’entre elles quittent leur domicile en urgence et se retrouvent les mains vides dans les maisons d’hébergement. Au moins, lorsqu’elles arriveront sur place, elles recevront un sac qu’elles pourront conserver. »

Les 35 sacs ont été remis à la coordonnatrice régionale de l’AFPC, Diane Bouchard.  « C’est elle qui les remettra aux dirigeantes de maisons d’hébergement pour femmes violentées. » L’enseignante de français termine en indiquant qu’elle aimerait bien que cette activité soit reprise annuellement. « Je ne sais pas pour le moment si le Comité des Femmes de l’Alliance de la Fonction publique du Canada réitérera l’expérience l’an prochain, mais rien ne nous empêchera de la refaire. J’ai d’ailleurs quelques personnes qui m’ont dit qu’ils allaient accumuler du stock tout au long de l’année pour remplir les prochains sacs. »