La dynamophilie : passion du caporal Rebecca Garand

 
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27 février 2019 - Yves Bélanger, Servir

Il y a trois ans, le caporal Rebecca Garand, du 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens, a trouvé chaussure à son pied avec la discipline sportive de la dynamophilie (powerlifting). Elle nous raconte en quelques lignes les caractéristiques de ce sport et ses expériences. 

Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette discipline ?

Je suis compétitive de nature. J’ai fait des arts martiaux de six à 19 ans. Après, j’ai commencé le CrossFit. Voyant mon potentiel au niveau de la force physique, un entraîneur m’a suggéré d’essayer la dynamophilie. Je suis tombée en amour avec la discipline. 



À quoi ressemble une semaine d’entraînement ?

Habituellement, j’ai trois séances d’entraînement. Au cours de ma première, je fais du soulevé de terre (deadlift) lourd, du squat et du bench léger en plus de quelques autres exercices. La deuxième séance, c’est majoritairement pour améliorer mes lacunes. La troisième, c’est du squat, du bench lourd et du soulevé de terre léger. Plus je suis loin d’une compétition, plus je fais du volume et plus je m’approche d’une compétition, plus je lève lourd. 

Est-ce que l’alimentation joue un rôle important dans votre préparation ? 
Puisque l’alimentation a un lien direct avec la récupération et la performance, elle joue un grand rôle dans mon sport. On peut manger beaucoup avant un entraînement pour se donner du carburant. De plus, en compétition, nous sommes classés selon notre poids. C’est important d’ajuster son alimentation de façon stratégique afin de se retrouver dans la bonne catégorie de poids. 

Quelles sont vos forces et faiblesses ?
Ma force est le soulevé de terre ; j’ai atteint 447 lbs, le meilleur résultat enregistré à la Fédération québécoise de dynamophilie. Ma faiblesse, comme beaucoup de filles dans mon sport, est le bench. Ma meilleure levée est 215 lbs.

Dans votre discipline, quelle est l’erreur à éviter ? 
Vouloir aller trop vite et trop en faire. On compare souvent la dynamophilie à un marathon. C’est long avant de devenir bon et ça prend de la patience et du travail. Tu peux seulement te comparer avec toi-même.

Qu’est-ce que votre discipline a changé dans la personne que vous êtes ? 
Depuis que je pratique ce sport, je me sens plus confiante dans toutes les sphères de ma vie. J’aime me sentir forte et inspirer les autres autour de moi, surtout les filles. Ma vision de mon corps et de la beauté a changé aussi. 

Quelles sont vos plus grandes réalisations dans votre discipline ?
Ma troisième place aux Championnats canadiens 2018, avoir battu 26 records provinciaux, être la fille (tous âges et poids confondus) qui lève le plus lourd (poids total) de la Fédération québécoise de dynamophilie avec un total de 476 kg (1 049 lbs).

Avez-vous un rituel avant une compétition ? 
La veille d’une compétition, je prends toujours le temps de peindre mes ongles en noir. Je prépare aussi mon iPod avec mes chansons préférées. Je m’assure, en compétition, d’avoir ma veste bleue (qui date du temps que je faisais partie de l’équipe provinciale de taekwondo) et mes pantoufles roses à poils. Sinon, pendant tout l’échauffement et avant de monter sur la plateforme,  j’écoute en boucle la chanson Time to say goodbye de Sarah Brightman et Andrea Bocelli. 

Que diriez-vous à quelqu’un qui souhaite essayer votre discipline ?
Au début, on ne comprend pas trop ce qu’on fait, comment faire les mouvements et on a l’impression qu’on ne fait rien au gym. En même temps, on est fatigué et on a mal partout. Il faut s’armer de patience ! 

Quel sport aimeriez-vous essayer ? 
L’haltérophilie et le strongman