Les réservistes du 34 GBC s’entraînent en Virginie

 
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30 janvier 2019 - Affaires publiques, 34 GBC

Quelque 575 réservistes du Groupement tactique du 34e Groupe-brigade du Canada (GT 34) ont pris part à un exercice militaire aux États-Unis entre les 4 et 12 janvier afin de confirmer leur aptitude au combat.


Le personnel médical a prêté appui aux compagnies sur le terrain en plus d’offrir un service complet sur la base.
Photo : Cplc Julie Turcotte - 34 GBC


L’exercice FIGHTING WARRIOR 19 constitue la dernière étape du cycle annuel d’entraînement collectif des réservistes. Il permet de mettre en pratique les connaissances aquises et de procéder à la certification des pelotons/troupes dans un cadre de compagnie/escadron et ce, au sein d’une organisation, le GT 34.

Au cours de la semaine, les troupes ont conduit des opérations offensives liées à des scénarios de combat conventionnel. Les éléments évalués étaient, entre autres, les attaques rapides, le combat en zone urbaine, les avances au contact, l’escorte de convois et la reconnaissance de points et d’itinéraires.

« Je suis extrêmement fier du travail accompli par le membres du GT cette semaine. Ils ont atteint les normes demandées et plus encore. Ils ont surpassé les attentes et sortent de cet exercice encore plus compétents », a mentionné le lieutenant-colonel Stéphane Tremblay, commandant du GT 34.
L’exercice FIGHTING WARRIOR 19 a sans aucun doute été un franc succès tant au niveau des connaissances apprises et testées qu’au niveau de l’esprit de corps développé au sein du GT 34.

Des villages urbains

Chacune des deux compagnies d’infanterie a pu s’entraîner dans deux zones bâties différentes. Le scénario de l’exercice dictait aux deux compagnies de reprendre deux villages occupés par des belligérants.
La troupe d’ingénieurs de combat a renforci les infrastructures des villages afin d’ajouter un défi supplémentaire et une touche de réalisme. La force ennemie était composée de membre du 35e Groupe-brigade du Canada. Très motivés et créatifs, ils ont su donner du fil à retorde aux différents pelotons des deux compagnies.

Le peloton de reconnaissance a été mis à contribution tout au long de l’exercice et s’est avéré un élément essentiel à la préparation de la bataille. 
« Nos uniformes de combat n’ont pas été conçus pour passer inaperçus dans ce genre de paysage. Le défi est d’être créatif avec notre camouflage, nos mouvements et tout », a noté le caporal Alexis Beaudry, du peloton de reconnaissance du Groupement tactique du 34e Groupe-brigade du Canada (GT 34).

Champ de tir réel

Afin de profiter pleinement des infrastructures de Fort Pickett et d’accomplir un entraînement stimulant, un champ de tir réel au niveau de peloton a été organisé. Situé dans un magnifique décor, le champ de tir vallonné offre plusieurs options dont des cibles mouvantes imitant des véhicules ou des individus.

Parcours d’obstacles 

Pour la première fois lors d’un exercice, l’escadron de véhicules blindés a pratiqué l’escorte de convois sur un parcours d’obstacles. Selon le scénario, les véhicules blindés devaient escorter un convoi logistique de plusieurs véhicules pour le réapprovisionnement. À l’aide d’attachés robustes, tel les ingénieurs de combat, ils ont fait face à des manifestants, des routes bloquées, des embuscades et des engins explosifs improvisés. 

« La troupe a adoré cette expérience. On n’a pas souvent l’occasion de s’entraîner avec les autres armes, le génie, la logistique… On doit définitivement refaire cela afin d’appliquer les leçons apprises », a conclu le capitaine Alexandre Lescot, commandant de l’escadron de reconnaissance du Groupement tactique du 34e Groupe-brigade du Canada (GT 34).

Pourquoi aller au sud ?

Située à environ 1 200 kilomètres de Montréal, la base militaire de Fort Pickett contient des installations et des sites d’entraînement stimulants offrant aux soldats la chance de travailler dans un nouvel environnement. 

Selon les témoignages recueillis, il  y a plusieurs avantages à s’entraîner à l’extérieur de notre zone. Le premier qui vient à l’esprit est la température. Selon le cycle d’entrainement collectif des réservistes, la majorité des exercices se déroulent en automne et en hiver, le printemps et l’été étant consacrés à l’instruction individuelle. Le temps froid modifie considérablement le tempo et devient une contrainte supplémentaire à considérer en tout temps.

Donc, aller plus au sud afin de bénéficier d’un climat plus doux permet de se concentrer sur la bataille et les procédures. Aussi, s’entraîner dans de nouveaux secteurs aiguise les réflexes des soldats qui doivent composer avec un nouvel environnement.

« Quand on vient ici dans des installations différentes desquelles on est habitués, ça permet de sortir le soldat de sa zone de confort, de l’exposer à des réalités différentes, donc on le <I>challenge<I> un peu plus dans ces habilités de soldat », a expliqué l’adjudant-maître Patrick Barriault, sergent-major du Groupe bataillon territorial. « C’est certain qu’il y a une sensation d’exotisme à s’entraîner au États-Unis. Le terrain est nouveau puis les serpents et araignées sont une belle surprise », a pour sa part noté le cavalier Scott Lang, de l’escadron de reconnaissance du GT 34.
La température a été magnifique tout au long de la semaine et le moral au plus haut si l’on se fie à l’enthousiasme démontré lors de la dernière journée où tous se sont réunis pour une parade finale.


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