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Pourquoi nous célébrons la Journée nationale de l’enfant

Depuis 1993, la Journée nationale de l’enfant est célébrée le 20 novembre partout au pays pour commémorer l’adoption par les Nations Unies de deux documents axés sur les droits de l’enfant : la Déclaration des droits de l’enfant, le 20 novembre 1959, et la Convention relative aux droits de l’enfant, le 20 novembre 1989.

En ratifiant la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, en 1991, le Canada s’est engagé à faire en sorte que tous les enfants soient traités avec respect et dignité.

Lorsque les Forces armées canadiennes (FAC) contribuent à bâtir un monde plus stable et plus paisible par la paix et par des opérations de soutien et de maintien de la paix, elles aident les enfants à s’exprimer, à être à l’abri du danger, à combler leurs besoins fondamentaux et à avoir la possibilité d’atteindre leur plein potentiel.

Afin d’encourager le dialogue entre les militaires et leurs familles, les services des loisirs des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC) ont commencé à célébrer la Journée nationale de l’enfant en offrant gratuitement des ateliers d’art. Les enfants ont ainsi l’occasion de bénéficier directement de l’article 31 de la Déclaration, qui reconnaît le droit de l’enfant au repos et aux loisirs, son droit de se livrer au jeu et aux activités récréatives qui conviennent à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et aux arts.

« Des recherches montrent que les enfants et les jeunes qui connaissent leurs droits et ceux des autres établissent des relations positives avec leurs pairs, ont de meilleurs résultats scolaires et une plus grande estime de soi, et qu’ils peuvent être plus solidaires de la responsabilité militaire de leurs parents, affirme Ben Ouellette, directeur, Plan global pour les familles des militaires. En faisant mieux connaître les droits de l’enfant, on peut aider à promouvoir et à améliorer la santé et le bien-être des enfants et des jeunes au Canada. »

Le lieutenant de vaisseau Andrea Feist prend ces principes à cœur. Fière membre des FAC depuis 1997, elle est actuellement infirmière praticienne en soins primaires au centre médical de la 2e Ambulance de campagne à Petawawa. Elle élève également seule ses deux merveilleux enfants, qui vivent avec elle à plein temps.
 
En mai 2016, le Ltv Feist a été affectée à San Pablo (Guatémala) pour l’exercice BEYOND THE HORIZON. Pendant environ trois semaines, elle a prodigué des soins primaires à la population locale du Guatémala, au côté de membres du personnel médical américain. Au moment de son affectation, ses enfants étaient âgés respectivement de quatre et de cinq ans.
 
« Ils ont eu de la chance que leur mère n’ait jamais été partie pour longtemps auparavant. Étant donné leur âge, il était donc difficile d’essayer de leur expliquer pourquoi je devais partir, souligne le Ltv Feist. Je leur ai dit que j’allais aider des familles malades qui n’ont pas accès à des hôpitaux près de chez elles ou à des gens comme moi qui ont suivi une formation spéciale pour les aider lorsqu’elles sont malades. »
 
Le Ltv Feist affirme que son déploiement s’est déroulé dans une brume chaude et humide. De nombreux habitants de la région sont passés par la clinique de fortune et, avec son interprète, elle a énormément appris sur leur langue et leur culture. Elle dit avoir eu la chance de documenter son expérience avec de nombreuses photos. Ses préférées sont celles qui montrent les enfants, surtout ceux qu’elle a pu amadouer et qui avaient besoin de médicaments.
 
« Lorsque je suis rentrée au pays, j’ai montré à mes enfants les photos d’autres familles que j’ai aidées, poursuit le Ltv Feist. Je leur ai expliqué que ces familles sont plus heureuses et, je l’espère, en meilleure santé parce que j’étais là, et ça les a aidés à comprendre pourquoi je fais ce travail. »

Ben Ouellette encourage tous les militaires à faire de même. Il peut être difficile de parler de déploiement avec des enfants. La description de ce que fera le parent durant son déploiement, dans des termes que peuvent comprendre les jeunes enfants, peut aider, surtout si on peut faire le lien avec leurs propres expériences, comme aller à l’école ou chez le médecin.

Selon Ben Ouellette, il faut éviter de donner des détails qui vont leur faire peur ou les déconcerter. Des mots comme « guerre », « combat », etc., ne sont pas utiles, surtout qu’en ce moment, nos opérations sont principalement des opérations de développement de pays et de sécurité. Si on dit par exemple « Papa va aider les gens de l’Afghanistan en formant de nouveaux agents de police pour aider à garder les enfants en sécurité » ou « Papa va aider à construire des routes, des écoles et des hôpitaux », ça peut leur donner une idée de ce que va faire leur parent déployé. La Journée nationale de l’enfant est un moyen formidable de commencer à faire des liens.

Pour en savoir davantage, les parents sont encouragés à consulter les ressources sur le site ConnexionFAC.ca ou à communiquer avec la Ligne d’information pour les familles, au 1-800-866-4546.