CRFMG Blog sur Le santé mentale
CRFMG

CRFMG Blog sur Le santé mentale

Le blog mensuel sur la santé mentale a été développé dans le but de partager des informations sur des sujets de santé mentale qui ne sont généralement pas abordés. Nous espérons susciter une réflexion personnelle, accroître la connaissance de différents sujets et de sensibiliser davantage le soutien et les services disponibles. Si quelque chose dans le blog suscite votre intérêt ou si vous souhaitez plus d'informations, veuillez contacter les travailleuses sociales du CRFMG

 

L'article du mois:

Blogue d’avril sur la santé mentale :  Fatigue de la compassion
 
Avez-vous déjà ressenti ce profond accablement né de la volonté de prendre sur soi la souffrance de l’autre et qui se manifeste par des symptômes de stress, d’anxiété ou de dépression? Si c’est le cas, il est possible que vous ayez éprouvé des symptômes de fatigue de la compassion.
 
La fatigue de la compassion se traduit par un sentiment de tension négative, d’anxiété et/ou de stress causé par la volonté d’aider une autre personne ou un animal. La majorité d’entre nous veulent aider et éprouvent le désir profond de faire tout ce qui est possible pour alléger la souffrance des autres. C’est lorsque ce désir de vouloir aider devient à ce point accablant que des symptômes négatifs apparaissent. On pensait auparavant que seuls les professionnels aidants comme les médecins, les travailleurs sociaux, etc. étaient touchés; toutefois, la fatigue de la compassion peut être ressentie par toute personne assumant un rôle d’aidant. Les symptômes peuvent être oppressants et affecter tous les aspects de la vie. Par contre, une fois que vous savez que vous pourriez souffrir de fatigue de la compassion, il existe de nombreuses stratégies d’adaptation et de mesures préventives que vous pouvez mettre en place pour essayer d’empêcher que cette situation se reproduise.
 
La première étape pour vaincre ce qui affecte le bien-être mental est la prise de conscience. En effet, le fait de prendre conscience de nos pensées et de nos émotions nous permet de mieux les gérer et d’aller de l’avant. Les symptômes courants de la fatigue de la compassion comprennent le déni, l’accablement face à la souffrance des autres, le refoulement des émotions, l’insomnie ou le sommeil excessif, les difficultés de concentration, le désespoir et la perte de plaisir dans des activités qui procuraient autrefois de la joie. Cependant, comme je l’ai mentionné dans des blogues antérieurs, le fait que vous présentiez ces symptômes ne signifie pas que vous avez vraiment un problème; néanmoins, ces symptômes peuvent indiquer que quelque chose ne tourne pas rond.
 
Donc, vous êtes peut-être en train de lire et de penser : « C’est vrai, j’ai le moral bas et je refoule ce que je ressens à l’idée d’aider quelqu’un ». Pour remédier à votre situation, vous pouvez faire certaines choses par vous-même, mais si malgré tout les symptômes ne s’améliorent pas, il se peut que la situation soit plus complexe et qu’il soit préférable que vous fassiez appel à un professionnel.
 
  1. Vous avez déjà fait le premier pas, soit comprendre ce qu’implique la fatigue de la compassion et reconnaître ses symptômes. Une fois que vous savez ce qu’ils sont, vous êtes en mesure de les reconnaître en vous. Et lorsque vous remarquez comment vous vous sentez, il est plus facile pour vous de fixer vos limites et de mettre en œuvre des stratégies pour prendre soin de vous-même.
  2. Prendre soin de soi, prendre soin de soi, prendre soin de soi. Après que vous avez reconnu que vous preniez soin d’une personne (comme c’est le cas de toute personne qui se soucie d’un autre être humain), il est essentiel que vous veilliez d’abord sur vous-même avant de pouvoir vous occuper efficacement d’une autre personne. Déterminez ce qui vous fait du bien, ce qui vous fait vous sentir vous-même et faites-le. Si quelque chose fait obstacle, alors passez à l’étape 3. Quoi qu’il en soit, ce sera différent d’une personne à l’autre. Il peut s’agir de quelque chose de physique ou d’ordre émotif, mais il faut que vous vous sentiez bien et prêt à affronter les épreuves que la vie met sur votre chemin.
  3. Limites. Je ne parle pas de construire une clôture. Je parle d’établir des limites personnelles pour vous protéger contre d’autres facteurs de stress. Par exemple, exercez-vous à dire non quand on vous demande d’effectuer une autre tâche alors que vous avez déjà beaucoup de pain sur la planche ou exprimez-vous si vos valeurs ou vos croyances ont été compromises.
Ces trois étapes ne permettent pas de venir à bout de la fatigue de la compassion. Toutefois, grâce à elles, vous pourrez apprendre à mieux vous connaître, à faire preuve de compassion envers vous‑même et, à tout le moins, à croire que vous avez tout ce qu’il vous faut pour faire face à ce qui arrive.
 
Si vous souhaitez poursuivre l’exploration de la conscience de soi et trouver de nouvelles stratégies d’adaptation pour renforcer le bien-être mental, veuillez contacter le CRFMG. Nous pouvons vous aider à trouver des ressources soit ici au centre, ou ailleurs dans la communauté.

 

Éditions précédentes: 

Mars : Santé intestinale et santé mentale
Février : Stratégies de communication efficaces
Janvier : La santé mentale des hommes
Décembre : Prendre soin de soi pendant le temps des fêtes
Novembre 2019: le deuil et le souvenir
Octobre 2019: Journée mondiale de la santé mentale
Septembre 2019: La santé mentale chez l’enfant
Août 2019: La réalité de prendre soin de soi
Juillet 2019: La stigmatisation en santé mentale: Édition estivale